Le site des ruines néolithiques de Liangzhu, dans le Zhejiang, a été officiellement proposé par la Commission nationale chinoise pour l’UNESCO comme candidat au statut de patrimoine mondial en 2019.

Ce site, situé en banlieue de Hangzhou, capitale du Zhejiang, date de 3 300 à 2 300 av. J.-C. Il comprend diverses types de reliques, dont une ancienne ville, des tombes et un barrage.

« Un site du patrimoine de grande ampleur »

« Les travaux archéologiques ont débuté à Liangzhu dans les années 1930, et après 80 années d’études, ce site autrefois simplement considéré comme un complexe de tombes s’avère en réalité un site du patrimoine de grande ampleur » a expliqué Wang Ningyuan, chercheur à l’Institut provincial de recherche sur les reliques culturelles et d’archéologie du Zhejiang.

Ce site archéologique de Liangzhu est un site archéologique complet représentant la civilisation chinoise de l’agriculture préhistorique du riz. Dans les temps anciens, ce site était un centre régional d’autorité et de foi, qui possédait une capitale, un système hydrologique fonctionnel sophistiqué, des tombes de différents niveaux, et des séries de produits de jade.

Dans la nouvelle édition des manuels du secondaire sur la Chine, publiée en septembre 2017, Liangzhu est présenté comme l’origine de la civilisation chinoise. Raison pour laquelle, l’Administration nationale du patrimoine culturel a inscrit à plusieurs reprises Liangzhu sur la liste de possibles sites du patrimoine mondial, avant de déposer sa candidature officielle à ce statut.

Jiang Weidong, directeur adjoint du Bureau d’administration des vestiges de Liangzhu, a expliqué que « de grands efforts avaient été déployés en amont du dépôt de candidature. A présent, la zone de protection des vestiges occupe 42 km² et sera étendue à 111 km²« .

Modèle de la ville ancienne de Liangzhu

Les ruines de l’ancienne ville de Liangzhu ont été découvertes en 2007, puis de grandes digues entourant la ville antique de Liangzhu ont été exhumées successivement après 2009. Les archéologues ont également découvert que les anciens habitants de Liangzhu ont commencé à utiliser des caractères il y a environ 5 000 ans, faisant remonter l’histoire de l’écriture en Chine de plus de 1 000 ans en arrière.

Des premières découvertes importantes

Toutefois, le 27 février 2004, l’Institut d’archéologie du Zhejiang a annoncé qu’après la découverte en 2003 des tombes datant de la culture Liangzhu, les archéologues ont obtenu des résultats fructueux.

Selon  Xu Xinming, directeur adjoint de l’Institut d’archéologie du Zhejiang, « ce site important a été découvert à la fin de mai 2003 au canton de Junfeng, relevant du bourg de Lindi, dans la municipalité de Pinghu« .

Le 1er juin 2003, une équipe conjointe de l’Institut et du musée municipal de Pinghua est allée procéder aux fouilles de protection au site des tombes de Zhuangqiaofen, durant 15 mois. Les archéologues ont exploré 2 000 m² et découvert trois terrasses de terre de la culture Liangzhu et quelque cent fosses de cendres, égouts et fosses de sacrifices.

Les trois terrasses en question, orientées est-ouest, furent entassées de terres à taches jaunes, dans le but de servir de sépulture. La terrasse centrale, qui mesure 18,5 m d’est à l’ouest, et 10,75 m du nord au sud, occupe environ 200 mètres carrés. La couche superficielle a déjà été détruite.

Ils ont mis à jour 236 tombes des périodes intermédiaire et tardive de la culture Liangzhu. Les ossements humains y sont en bon état de conservation, il s’agit du plus grand cimetière datant de la culture Liangzhu découvert à ce jour.

Les 236 tombes se trouvent dans la plupart des cas au-dessous des terres labourées, et sont des fosses verticales. Excepté 18 tombes orientées est-ouest et une tombe orientée nord-sud, le reste des tombes est orienté sud-nord. L’état de conservation des ossements est meilleur que dans les tombes découvertes précédemment.

Le nombre d’objets funéraires varie de un à cinquante, selon les tombes. Parmi les 2 600 objets mis au jour, 1 500 sont des poteries, des instruments de pierre, du jade,  des objets en os ou corne et des peigne en bois.