Les autorités de la ville de Suzhou, à l’ouest de Shanghai, ont publié les photos de sept personnes habillées de leurs vêtements de nuit, qualifiant leur comportement de « non civilisé ».

Cette dénonciation en ligne, connue sous le nom de « shaming », s’accompagnait d’images issues des caméras de sécurité ainsi que de l’identité de la personne.

Le pays connaît une croissance exponentielle de sa vidéosurveillance. Il y a deux ans, le pays comptait 170 millions de caméras, et 400 millions d’appareils supplémentaires sont prévus d’ici la fin de l’année. Des caméras sont désormais capables de reconnaître qui elles filment grâce à l’intelligence artificielle.

Les responsables locaux ont annoncé qu’ils participaient à un concours national afin d’être qualifiée de « ville civilisée », et que dans ce cadre, les habitants de Suzhou étaient interdits de porter un pyjama en public.

Parmi les autres comportements jugés « honteux », il y a le fait de « se coucher sur un banc de manière non civilisée » et la distribution de dépliants publicitaires.

« Nous devons protéger la vie privée des habitants » a assuré la municipalité de Suzhou. Face au phénomène, certaines personnes s’inquiètent du recours de plus en plus fréquent à la reconnaissance faciale.

A tel point, que la diffusion d’image de personne habillé d’un pyjama a provoqué une vague d’indignation en ligne. Des internautes assurent que le gouvernement porte ici atteinte à la vie privée des habitants.

Finalement, les autorités locales « se sont sincèrement excusées ». « Nous voulions mettre un terme aux comportements non civilisés, mais bien sûr, nous devons protéger la vie privée des habitants », ont-ils indiqué. Les fonctionnaires ont assuré qu’ils brouilleraient les images désormais.