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2019-nCoV,Santé,SOCIETE

17 morts et des centaines de cas détectés

Un comité ad hoc de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’est réunit ce 22 janvier à partir de 18H00 GMT pour déterminer s’il faut déclarer une « urgence de santé publique de portée internationale ».

Dix-sept morts et des centaines de personnes contaminées selon le dernier bilan du 22 janvier, réalisé par les autorités chinoises qui surveillent de près l’évolution du nouveau coronavirus. Le précédent bilan faisant état de 9 morts.

Cette hausse précipité du nombre de décès, relance les craintes de pandémie alors que l’OMS pourrait décréter une «urgence internationale» d’ici peu.

Le vice-ministre chinois de la commission nationale de la santé, Li Bin, a indiqué le coronavirus «pourrait muter et se propager plus facilement». Une petite phrase qui crée la peur auprès des institutions.

Cette mutation serait un risque majeur car cette nouvelle souche interviendrait au moment où des centaines de millions de Chinois voyagent actuellement à travers le pays pour les congés du Nouvel An lunaire.

La souche incriminée est un nouveau type de coronavirus, cousin de celui responsable du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère).

Ce virus hautement contagieux avait tué près de 650 personnes en Chine continentale et à Hongkong entre 2002 et 2003.

Cette fois-ci, l’origine de ce nouveau coronavirus semble se trouver dans un marché de la ville de Wuhan, fermé depuis le 1er janvier pour limiter la contagion.

«On suppose que la source était des animaux vendus dans ce marché et qu’il y a eu passage chez l’homme», a expliqué le professeur Arnaud Fontanet, responsable de l’unité d’épidémiologie des maladies émergentes à l’Institut Pasteur à Paris.

D’ailleurs Zhong Nanshan, un scientifique chinois renommé de la commission nationale de la santé, a déclaré à la chaîne de télévision d’Etat CCTV que la transmission par contagion entre personnes était «avérée».

L’OMS estime pour sa part qu’un animal semble être «la source primaire la plus vraisemblable », avec « une transmission limitée d’humain à humain par contact étroit».

La Chine, épicentre de l’épidémie, avait recensé 444 cas confirmés ce 22 janvier matin. 17 personnes ont perdu la vie, et près d’un millier de patients sont encore en observation, selon un communiqué de la Commission nationale de la santé, dont l’un des médecins, Wang Guangfa, a déclaré le 21 janvier sur une télévision hongkongaise, qu’il était lui-même infecté par le virus.

Près de la moitié des provinces du pays sont touchées, y compris les grandes villes comme Shanghaï , Shenzhen et Beijing. Des mesures de prévention, telles que ventilation et désinfection, ont été mises en place dans les aéroports, les gares et les centres commerciaux.

Des détecteurs de température devraient être installés dans les sites très fréquentés. L’isolement des personnes chez qui la maladie a été diagnostiquée est désormais obligatoire et des mesures de quarantaine peuvent être décrétées par les autorités locales.

«La Chine est disposée à travailler avec la communauté internationale pour répondre efficacement à l’épidémie et maintenir la sécurité sanitaire dans le monde», a assuré le président Xi Jinping,

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