Le soulèvement de Nanchang (chinois : 南昌起义, pinyin : Nánchāng Qǐyì) a débuté le 1er août 1927. Il a été l’un des premiers épisodes de la guerre civile entre le Kuomintang (KMT) et le Parti communiste chinois (PCC) entre 1927 et 1950, et le premier affrontement militaire d’envergure.

Ce soulèvement intervient après la rupture du premier front uni entre PCC et KMT contre les envahisseurs japonais. Tchang Kaï-chek rompt ce front par la violence avec l’aide d’une triade locale, la Bande Verte. La répression est brutale en conduit à la mort 300 personnes et environ 5 000 «disparus».


Source Wikipédia

À l’été 1927, en pleine purge exercée par le KMT contre le PCC, les communistes perdent le soutien de l’aile gauche du KMT dirigée par Wang Jingwei. Zhou Enlai, Liu Bocheng et Li Lisan organisent alors un soulèvement à Nanchang. Prévue pour le 30 juillet, la révolte se déclenche finalement le lendemain.

Zhu De reçoit de la part du gouvernement chinois l’ordre de réprimer la révolte mais, il sympathise avec le PCC, car communiste lui-même. Il se joignit ouvertement aux rebelles en leur apportant le soutien de ses troupes.

Les rangs des insurgés augmentent de près de 20 000 soldats. Ils décident de fonder le Comité révolutionnaire du Kuomintang (中國國民黨革命委員會). Une partie des officiers, notamment He Long, s’estimet encore affiliée au parti nationaliste, et considére le soulèvement comme relevant de l’affrontement interne.

Mémorial du soulèvement de Nanchang 1927

Les forces communistes quittent Nanchang afin d’éviter d’être assiégées par les forces fidèles à Tchang Kaï-chek. Ils en profitent pour emporter avec eux une importante cargaison d’armes.

Leur retraite débute le 5 août 1927. Ils parcourent environ 600 km, vers les régions côtières du sud de la Chine. Au cours de leur avance, les troupes insurgées sont désertés par près d’un tiers de leurs effectifs.

Le 20 août, ils sont attaqués par les soldats de l’un des dirigeants du Kuomintang, Tchang Kaï-chek. Ils sont défaits dans les environs de Huichang, perdant environ un millier d’hommes. Cette attaque convainc de très nombreux officiers et soldats insurgés de rester fidèles au Kuomintang ou de choisir définitivement le camp du Parti communiste.

À la fin septembre 1927, ils sont à nouveau attaqués, perdant à nouveau une grande partie de leurs effectifs. Les insurgés sont alors réduits à la fuite et se dispersent en plusieurs groupes. Une partie des survivants se retira dans les montagnes de Jinggang à l’ouest du Jiangxi. En avril 1928, les troupes sous les ordres de Zhou Enlai et celles sous les ordres de Mao Zedong se rejoignent.