Steve Bannon, l’ancien conseiller de Donald Trump, et le milliardaire chinois exilé, Guo Wengui, ont annoncé qu’ils allaient travailler ensemble « pour exposer les crimes perpétrés selon eux par le gouvernement chinois ».

Selon les deux hommes, le gouvernement est coupable de persécutions massives, en Chine comme à l’étranger. Ils pointent du doigt la mort du président du conglomérat HNA, notamment propriétaire des hôtels Radisson, Wang Jian début juillet, lors d’un voyage d’affaires en France

Pour Steve Bannon et Guo Wengui, ce décès n’est que l’une des « nombreuses illustrations » des exactions selon eux du gouvernement chinois. Lors d’une conférence de presse, Steve Bannon et Guo Wengui ont annoncé qu’ils allaient enquêter ensemble.

Ils devraient se pencher sur divers sujets allant de l’emprisonnement arbitraire à des assassinats maquillés en suicides ou morts accidentelles, en passant par la torture.

« Des centaines, sinon des milliers des Chinois les plus talentueux, ont soit disparu, soit ont été emprisonnés, se sont suicidés ou sont morts dans des circonstances mystérieuses, ou ont vu leurs biens saisis », a déclaré Steve Bannon, qui s’est dit « sidéré » qu’il n’y ait « pas d’indignation ».

Guo Wengui a indiqué avoir demandé l’asile aux Etats-Unis, et rappelé que Beijing souhaitait son arrestation. Il a présenté les résultats d’une enquête qu’il a lui-même financée, qui met en avant des « éléments suspects » dans l’affaire Wang Jian. Selon lui, les données récoltées laisse penser que, contrairement aux conclusions de la police française, la mort du magnat ne serait pas accidentelle.

Les enquêtes seront menées grâce à un fonds doté de 100 millions de dollars (86 millions d’euros) par le milliardaire chinois. CE dernier l’a appelé « fonds pour l’Etat de droit » afin d’enquêter et « d’aider les victimes de la répression du régime chinois et leurs familles ».

De son côté, Steve Bannon présidera le fonds à titre bénévole, par sens du « devoir ». « J’ai un amour profond pour la Chine, sa culture et son peuple », a expliqué ce dernier, ajoutant y avoir « par périodes au cours des 20-25 dernières années, ce sujet de la répression m’est particulièrement cher. Et ce qui me choque depuis deux ans, c’est à quel point elle est devenue flagrante ».