Le premier rapport national de Taïwan sur la mise en œuvre de la Convention des Nations unies relative à la lutte contre la corruption a été publié le 30 mars 2018.

Le gouvernement s’est engagé à assurer une gouvernance et des pratiques économiques propres, en rapport avec la Convention des Nations unies relative à la lutte contre la corruption, ratifiée de manière unilatérale par Taiwan en 2015.

Selon l’Agence de lutte contre la corruption, sous l’égide du ministère de la Justice, ce premier rapport examine les progrès accomplis par Taïwan dans les cinq principaux domaines listés par la convention : les mesures préventives ; l’incrimination, la détection et la répression ; la coopération internationale ; le recouvrement d’avoirs ; et l’assistance technique et l’échange d’informations.

Le document «explore aussi les efforts entrepris pour renforcer la transparence et lutter contre les pots-de-vin, le blanchiment d’argent, entre autres crimes financiers», note le communiqué de la présidence de Taïwan.

Une version en anglais du rapport devrait être publiée au mois d’avril et distribuée à des experts internationaux et des représentants d’organisations non gouvernementales. Ces derniers devraient se réunir à Taïwan en août pour passer en revue le rapport et formuler des recommandations.

«La publication et l’examen du rapport aideront le pays à adapter son cadre réglementaire pour le rapprocher des normes internationales», a expliqué l’Agence de lutte contre la corruption. Cette dernière a souligné que «ce processus contribuera aussi à étendre les contributions de Taiwan aux initiatives mondiales anticorruption».

Parmi les mesures soulignées dans le rapport, il est indiqué des amendements à la Loi de lutte contre le blanchiment d’argent (entrés en vigueur en juin 2017), des mises à jours de la Loi sur les entreprises (approuvées en décembre 2017) et destinées à prévenir les transactions illégales. Il est aussi fait mention d’un projet de loi sur l’assistance mutuelle en matière de criminalité transnationale, actuellement à l’étude à l’Assemblée nationale de Taïwan.

En février, Taïwan est le 29e pays le moins corrompu dans le monde, d’après le classement publié par l’organisation Transparency International. Alors que le score maximal, 100, reflète le plus bas niveau de corruption perçue, Taïwan est crédité de 63 points, soit deux points de plus par rapport à 2017 et obtenant son meilleur résultat en cinq ans.