La Chine a envoyé trois navires de garde-côtes patrouiller ce 1er mars autour d’un archipel disputé avec le Japon.

« Le 1er mars au matin, trois navires des garde-côtes chinois ont effectué une patrouille dans les eaux territoriales des îles Diaoyu appartenant à (la Chine) », a annoncé l’Administration océanique de Chine, dans un communiqué.

Ces îles sont couvertes par l’alliance militaire entre Tokyo et Washington comme l’avait rappelé le 10 février, le président américain, Donald Trump, en réaffirmant sa détermination « à assurer la sécurité du Japon et de toutes les régions relevant de son autorité administrative, et à renforcer encore notre alliance, qui est d’une importance cruciale« .

Le passage de ces navires chinois suscitent de vives protestations de la part de Tokyo, qui contrôle ces îles de mer de Chine orientale sous le nom de « Senkaku ». Cependant, Beijing revendique la souveraineté sur ces îles sous l’appellation d’îles « Diaoyu » en mandarin.

Les relations bilatérales entre les deux puissances asiatiques s’étaient nettement dégradées en 2012 lorsque Tokyo avait « nationalisé » certaines de ces îles. Or, le nouveau président Donald Trump, installé depuis janvier à la Maison Blanche, a affiché ostensiblement son soutien au Japon sur ce différend territorial.

Après leur rencontre, Donald Trump et le Premier ministre japonais Shinzo Abe ont exprimé leur opposition « à toute action visant à remettre en cause » l’administration de ces îles par le Japon.

De son côté, Beijing a accusé Washington de « déstabiliser » la région et estimé que le traité nippo-américain était « un produit de la guerre froide » qui ne devait pas « empiéter sur la souveraineté territoriale de la Chine et ses droits légitimes ».