mercredi, mai 22

Un Américain arrêté pour espionnage recourait au chantage sexuel

Un citoyen américain a été condamné en Chine pour espionnage au cours du mois de mai. Il avait recours au chantage sexuel et à des micros dans des chambres d’hôtels pour forcer des fonctionnaires chinois à collaborer avec Washington, a affirmé Pékin.

Né à Hong Kong mais de nationalité américaine, John Shing-wan Leung, 78 ans, a écopé en mai d’une peine de prison à vie. Une condamnation lourde pour un citoyen étranger. De plus, la peine pour ce motif est relativement rare en Chine.

Le ministère chinois de la Sécurité d’Etat a assuré que l’homme avait été recruté par les Etats-Unis dans les années 1980, démarrant une «carrière de 30 ans dans l’espionnage».

Selon le ministère, les services secrets américains le faisaient passer comme un philanthrope, tout en lui demandant d’espionner la diaspora chinoise et de piéger les fonctionnaires chinois se rendant aux Etats-Unis.

«Leung a mené des activités d’espionnage contre notre pays à une grande échelle», a affirmé le ministère dans un communiqué. «Quand il apprenait que des fonctionnaires chinois comptaient se rendre aux Etats-Unis pour un voyage officiel, il le signalait aux agences de renseignement américaines».

«Suivant les ordres des Américains, il les emmenait alors dans des restaurants ou des hôtels où les agences de renseignement américaines avaient installé préalablement du matériel de surveillance», a ajouté le ministère.

Ensuite, il cherchait à «obtenir de l’information et même piéger (via du chantage sexuel, NDLR) notre personnel pour essayer de le soumettre et de le recruter», selon la même source.

La législation chinoise punit sévèrement les personnes accusées d’espionnage, avec des peines allant de la prison à vie jusqu’à l’exécution.

Ces derniers mois, le président Xi Jinping a renforcé la campagne contre les activités de renseignement, avec notamment une nouvelle loi anti-espionnage adoptée en juillet qui élargit considérablement la définition de l’espionnage.

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La Chine a longtemps été accusée d’espionnage contre des pays occidentaux, ce que la Chine nie.

L’espionnage de la Chine est «la plus grande menace à long terme pour les données et la propriété intellectuelle de notre nation, ainsi que pour notre vitalité économique», a indiqué en 2020 le directeur du FBI, Christopher Wray.

Le Premier ministre britannique Rishi Sunak a dénoncé auprès de son homologue chinois Li Qiang des «interférences» de Pékin au Parlement de Westminster, après la révélation de deux arrestations pour espionnage survenues il y a six mois.

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