La Chine a recruté une trentaines d’anciens pilotes de l’armée britannique, après avoir cherché à embaucher des pilotes français, pour former aux dernières tactiques de combat des Occidentaux.

Les pilotes ont accepté des salaires dépassant les 270 000 euros pour former les forces armées chinoises. Selon FranceInfo, les pilotes sont approchés, individuellement, par des chasseurs de tête, afin de donner des cours dans une Académie aérienne en Afrique du Sud. Les élèves de l’Académie seraient essentiellement des chinois, posant des questions sur les techniques de combat et les stratégies d’engagement de l’Otan.

A la découverte de ces embauches, le gouvernement britannique a annoncé avoir prit des mesures «décisives», afin de mettre fin aux recrutements de pilotes militaires britanniques par la Chine, afin d’entraîner ses propres aviateurs.

«Nous prenons des dispositions décisives pour faire cesser les manœuvres visant à attirer des pilotes, anciens ou en activité, des forces aériennes britanniques afin de former les personnels de l’Armée populaire de libération» chinoise, a déclaré un porte-parole du ministère de la Défense.

Selon des informations révélées par la presse anglaise, plus de trente anciens pilotes ont accepté des propositions d’au moins 240 000 livres (276 000 euros). Parmi eux figure plusieurs personnes âgée de la cinquantaine ayant quitté récemment les forces britanniques. Ces recrutements ont lieu depuis 2019, mais s’est intensifié récemment, selon ces informations.

Selon la chaîne «Sky News», les pilotes ont été recrutés dans le but d’enseigner aux forces armées chinoises «comment vaincre les avions de guerre et les hélicoptères occidentaux». Afin d’éviter des départs, le ministère de la Défense britannique dit «revoir les clauses de confidentialité et de non-divulgation des contrats».

Le ministère a également indiqué que «tous ses personnels étant ou ayant été en activité sont soumis au Official Secret Act, qui interdit aux agents de la fonction publique de partager des secrets d’État avec des puissances étrangères».

«La nouvelle loi sur la sécurité nationale va créer de nouveaux outils pour répondre aux défis de sécurité contemporains, y compris celui-là», a déclaré le porte-parole. Londres considère la Chine comme le «danger numéro un» pour sa sécurité nationale et au niveau mondial. L’ex-Première ministre Liz Truss  avait décidée de qualifier officiellement la Chine de « menace » pour le Royaume-Uni.

De son côté, la Chine nie catégoriquement avoir eu recours à cette technique de recrutement. « Je ne suis pas au courant de ce dont vous parlez », a répondu le porte-parole de la diplomatie chinoise Wang Wenbin lors d’un point presse. Cependant, le président Xi Jinping a réitéré sa volonté de moderniser l’armée dans les années qui viennent.