L’influenceuse Viya, considérée en Chine comme la figure emblématique du «télé-achat» 2.0, a totalement disparu du net après avoir reçu une amende record de 1,34 milliards de yuans (210,3 millions de dollars).

La reine chinoise du live shopping, Huang Wei, alias «Viya», a subitement disparu du net chinois, le 21 décembre. L’influenceuse était suivie par 110 millions de personnes sur les réseaux sociaux pour ses vidéos de téléachat en direct.

L’animatrice âgée de 36 ans s’est imposée comme l’un des visages du site d’e-commerce Taobao, une filiale du géant Alibaba. Des millions de personnes se fiaient chaque jour à ses conseils prodigués lors de vidéos en direct.

Elle y fait avant tout la promotion des produits du champion chinois de l’e-commerce. La créatrice a également signé des contrats pour faire la promotion de marques occidentales comme Tesla en Chine.

Un de ses grands évènements est d’avoir vendu pour 8,5 milliards de yuans (1,8 milliard d’euros) de produits en une seule soirée, à l’occasion de la Fête des célibataires.

Quelques heures avant qu’elle ne soit «effacée» du net chinois, les autorités fiscales de la province du Zhejiang ont ordonné à l’influenceuse de payer une amende de 210 millions de dollars. Elle a été sanctionné pour avoir omis de déclarer 110 millions de dollars de revenus entre 2019 et 2020.

Pékin a sanctionné Huang Wei, même si celle-ci faisait ouvertement état de sa proximité avec le PCC. Une position qui lui a permit d’avoir certains privilèges, comme une invitation au Gala VIP du Nouvel an chinois, une nomination au comité «All China Youth Federation» et de nombreux prix décernés par les autorités.

En dépit de ses liens avec le Parti Communiste Chinois, la star du net chinois n’est pas épargnée par les lois et notamment la suppression de ses comptes sur les réseaux sociaux. De plus, la Fédération chinoise des sociétés Internet a annoncé la révocation de son titre d’ambassadrice de la promotion de l’intégrité sur Internet, citant l’impact social grave de son évasion fiscale.

Récemment, le gendarme du numérique a annoncé avoir supprimé 20.000 comptes d’influenceurs sur une année, pour avoir «diffusé du contenu erroné et pollué internet».

Selon certains médias, ils n’auraient pas respecté l’histoire officielle de la Chine, auraient pratiqué de l’évasion fiscale ou encore produit des contenus pornographiques illégaux.