Les présidents chinois et américains vont «discuter des moyens de gérer de manière responsable la compétition» entre la Chine et les Etats-Unis, et de «travailler ensemble quand nos intérêts se rejoignent», a précisé Washington.

En attendant une rencontre en personne, Joe Biden doit se contenter d’un nouveau sommet virtuel. Le président américain et son homologue chinois, Xi Jinping, auront, lundi 15 novembre, une réunion par vidéoconférence. Il s’agira du troisième entretien entre les deux dirigeants alors que les contentieux entre la Chine et les Etats-Unis s’accumulent.

Xi Jinping et Joe Biden vont « discuter des moyens de gérer de manière responsable la compétition » entre les deux puissances et de « travailler ensemble quand nos intérêts se rejoignent », selon un communiqué de la porte-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki.

Cette dernière a précisé que les deux hommes se parleront, par écrans interposés «dans la soirée» du 15 novembre 2021. Elle affirme que Joe Biden sera «clair et franc à propos [des] préoccupations» américaines face à Xi Jinping.

Les deux dirigeants se sont déjà téléphoné à deux reprises depuis l’investiture de Joe Biden. Le président américain ne cache pas sa volonté de rencontrer en personne Xi Jinping, et ne s’est pas privé de critiquer son absence lors des récents sommets du G20 et de la COP26.

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Cependant, il devra se contenter d’une rencontre virtuelle avec Xi Jinping, qui n’a pas quitté la Chine depuis près de deux ans pour des raisons sanitaires.

Joe Biden, s’il rejette le terme de «guerre froide» auquel il préfère celui de «compétition» ou de «confrontation» avec la Chine, a toutefois fait de la rivalité avec la Chine l’axe majeur de sa politique étrangère.

Les relations entre la Chine et les Etats-Unis sont au plus bas depuis plusieurs années sur toute une série de sujets, allant du commerce aux droits humains en passant par la présence de la Chine en Asie, poussant le locataire de la Maison Blanche à consolider les alliances régionales des Etats-Unis en Asie.

Les tensions sont encore montées d’un cran ces dernières semaines au sujet du sort de Taïwan. En effet, Joe Biden a indiqué que les Etats-Unis étaient prêts à intervenir si la Chine attaquait Taiwan. De plus, des diplomates américains sont revenus à une ligne plus classique et plus subtile, multipliant les mises en garde, et insistant sur leur volonté de «dissuader» Pékin de toute intervention militaire.

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Dans ce contexte tendu, la réunion du 15 novembre vise à prouver la volonté de Washington à maintenir les «canaux de communication» ouverts au plus haut niveau, après des contacts au niveau ministériel qui n’ont pas eu les effets escomptés : l’apaisement.

Si la Maison Blanche tient tant à établir une «relation de président à président», a souligné Jen Psaki, ce n’est «pas parce que nous cherchons des résultats ou des décisions concrètes, ce qui n’est pas le cas». Il s’agit selon elle de «poser les termes de la compétition». Les Etats-Unis insistent aussi sur la nécessité, quand c’est possible, de coopérer avec le grand rival chinois.

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La Chine et les Etats-Unis, qui sont aussi les deux premiers émetteurs mondiaux de gaz à effet de serre, ont par exemple promis, dans une déclaration conjointe, de lutter davantage contre le réchauffement climatique.

«Notre relation avec la Chine est l’une des plus importantes et l’une des plus complexes que nous ayons», a rappelé le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken. «Il y a diverses dimensions : de la coopération, de la compétition et de la confrontation, et nous allons agir sur ces trois aspects simultanément», a-t-il affirmé, se félicitant d’avoir constaté « un certain progrès » de la part de la Chine sur les questions liées au climat.

Image de Une : Rencontre entre les présidents Xi Jinping et Joe Biden en septembre 2011