Le plénum de la Commission centrale pour l’inspection disciplinaire vient de se clôturer à Beijing, après avoir arrêté plus 1,3 millions de membres jugés corrompus.

Même les tigres, haut placé, ne sont pas à l’abri d’une enquête contre eux. Ainsi, une enquête a été ouverte en septembre sur Sun Zhengcai, membre du politburo. Le second quinquennat du secrétaire général du PCC devrait se concentre sur le nettoyage des bas rangs de l’appareil du parti.

En cinq ans, 1,343 million de fonctionnaires de bas rang ont été traduits en justice, dont 648.000 fonctionnaires ruraux. La commission a inspecté 155 000 organisations de parti en transmettant à l’enquête 65.000 preuves d’infractions commises par des fonctionnaires.

D’après l’agence de presse Xinhua et des médias de Hong Kong, l’intensité de la lutte contre la corruption ne devrait pas cesser, au cours du second mandat de Xi Jinping, qu’il recevra lors du prochain congrès du parti. Au-delà des tigres, les responsables publics et de parti, des grandes entreprises seront contrôlés et sanctionnés en cas de corruption. Idem pour les mouches, c’est-à-dire des fonctionnaires de bas rang.

Selon le South China Morning Post a indiqué que « les hauts responsables promus par des clans indépendants du secrétaire général ont déjà été renvoyés, et qu’ils ont été remplacés par des fonctionnaires qui ont accompli leur carrière grâce au soutien du secrétaire général ».

La campagne contre la corruption sera l’occasion pour les proches de Xi Jinping d’entrer au comité central, lors du 19ème congrès, qui compte près de 200 membres à part entière, ainsi qu’au sein des organes responsables de la gestion du pays : le politburo et le comité du politburo.