Entre janvier et septembre 2017, 710 personnes ont été accusées de crimes en ligne, soit une hausse annuelle de 80,7% en glissement annuel, selon le Parquet populaire suprême.

Une criminalité grandissante difficile à enrayer 

Le parquet a traité 334 affaires durant cette même période, soit une hausse annuelle de 82,5%, a indiqué Wang Songmiao, porte-parole du parquet. « La cybercriminalité est de plus en plus organisée et est le fait de bandes, notamment dans les cas de jeux d’argent et de fraudes en ligne« , a indiqué ce dernier.

« Nous avons enregistré de plus en plus de formes différentes de cybercriminalité, dont des cyber-attaques, des fraudes en ligne, des jeux d’argent et de la pornographie en ligne, entre autres. Le non-respect des informations personnelles, la propagation des rumeurs en ligne, le cyber-chantage, le cyberterrorisme et la vente de drogues en ligne continuent d’augmenter« , a indiqué le porte-parole.

Selon le Parquet, le nombre de crimes en ligne, notamment la cybercriminalité transfrontalière, continuera d’augmenter dans un avenir proche. Raison pour laquelle les autorités judiciaires étudient la mise en place de mesures pour renforcer le contrôle et la gestion des crimes en ligne.

Une nouvelle loi mise en place en juin

En juin 2017, la nouvelle loi sur la cybersécurité est entrée en vigueur. Pour le président Xi Jinping, « sans cybersécurité, pas de sécurité nationale ». A contrario, Christine Miles, avocate à Beijing et conseillère du commerce extérieur, a indiqué que cette loi est une « réponse au cas Snowden et au développement de la cybercriminalité, la loi sur la cybersécurité a émergé dans des délais inhabituellement rapides, fixant un cadre général et encore très flou qui va concerner aussi bien les entreprises chinoises que les entreprises étrangères opérant en Chine ».

Plusieurs dispositions sont contestées particulièrement par les entreprises étrangères, qui obligent les opérateurs d’infrastructures dites « critiques » de stocker en Chine les données personnelles de leurs utilisateurs ou encore l’obligation de faire contrôler leur matériel informatique.

La loi impose également aux opérateurs télécoms et informatique de travailler en coopération avec les agences de sécurité en fournissant un « soutien technique » dans le cadre de leurs enquêtes.