Le ministère du commerce a annoncé l’ouverture prochaine de sept zones de libre-échange (ZLE) dans les provinces du Liaoning, du Zhejiang, du Henan, du Hubei, du Sichuan et du Shaanxi ainsi que la municipalité de Chongqing.

Une aubaine, depuis 2013, la Chine est devenue une destinations attractive pour les investisseurs étrangers, qui y ont investit 489,42 milliards de dollars. Malgré un marché difficilement accessible pour les entreprises étrangères, les ZLE sont devenues des espaces lucratifs.

Raison pour laquelle, le gouvernement a décidé de développer des zones de libre-échange via de nouvelle réformes sur la gestion des investissements étrangers et l’amélioration de l’environnement commercial.

D’autant plus que le pouvoir central a perçu 409 milliards de yuans (59,3 milliards de dollars) de taxes dans ses quatre ZLE principales (Shanghai, Tianjin, Fujian, Guangdong)  l’an dernier, selon des données de l’Administration d’Etat des Affaires fiscales.

 Un gain fiscal conséquent

Port de Tianjin

D’après l’Administration d’Etat des Affaires fiscales, « la croissance des recettes fiscales a été favorisée par le développement rapide, la structure industrielle raisonnable et l’innovation importante » de ces quatre ZLE (Shanghai, Tianjin, Fujian, Guangdong).

D’ailleurs près de 90% des recettes fiscales proviennent du secteur des services modernes, vient ensuite celui de la fabrication haut de gamme.

Selon les données, les recettes fiscales du secteur de la fabrication automobile ont augmenté de 44% en glissement annuel en 2016, soit 34 points de pourcentage de plus que la moyenne nationale.

Les services liés à ont connu une croissance remarquable dans les recettes fiscales. La ZLE du Guangdong, soutenue par le centre technologique de Shenzhen, a vu ses recettes fiscales dans les secteurs de l’Internet, des logiciels et des technologies informatiques augmenter respectivement de 470% et de 390% sur un an.

Les ZLE permettent au gouvernement de tester les effets des réformes économiques et fiscales, comme la libéralisation des taux d’intérêt et la baisse des restrictions d’investissement. L’objectif est d’ouvrir le marché chinois à l’international, d’ailleurs pour cela, Beijing a signé plusieurs accords avec des pays africains asiatiques et d’Amérique latine pour créer des ZLE, visant à faciliter les échanges économiques et commerciaux.

Sept nouvelles ZLE

Shanghai

Le ministère du commerce a annoncé l’ouverture prochaine de sept zones de libre-échange dans les provinces du Liaoning, du Zhejiang, du Henan, du Hubei, du Sichuan et du Shaanxi ainsi que la municipalité de Chongqing.

Le Henan devrait mettre en avant son potentiel dans les transports et la logistique, tandis que le Zhejiang explorera la libéralisation commerciale des marchandises et l’amélioration de ses capacités de distribution mondiale des marchandises.

De son côté, Chongqing, partie la moins développée du pays, devrait aider et soutenir les provinces limitrophes afin de « faire ressortir leur vitalité économique », précise le ministère du commerce.

La première ZLE du pays a été lancé à Shanghai en 2013, suivi du Guangdong, de Tianjin et du Fujian en 2015. Motivé par les résultats shanghaien, le gouvernement a décidé de développer sept nouvelles zones.

Ces zones permettent d’abaisser le seuil d’enregistrement des nouvelles entreprises, de réduire les restrictions sur les afflux de capitaux, et de fournir davantage d’accès au marché pour les investissements étrangers.

Toutefois, une liste noire dicte les règles du jeu. En effet, les investissements étrangers dans les zones ne figurant pas sur la liste noire n’ont qu’à procéder à un enregistrement de leurs activités. Alors qu’auparavant, ils devaient passer par un système de cas-par-cas. Autre mesure engagée par le gouvernement est de faciliter les démarches administratives et de rendre plus rapide les délais pour les procédures de dédouanement