Sans crainte, ni doute, les grandes entreprises du centre mondial pour les secteurs bancaire et financier de Suisse ne craignent pas les investissements massifs des chinois en Suisse. D’après un sondage d’InvestinSwitzerland réalisé auprès de 1200 cadres d’entreprises du « grand Zurich ». De façon générale, les dirigeants interrogés se montrent « sereins » à ce sujet.

InvestinSwitzerland a indiqué qu’une « très nette majorité des personnes interrogées se disent ouvertes à un approfondissement de la collaboration avec les entreprises chinoises ».

Ainsi, plus de 32,55% des cadres interrogés les estiment « positifs » les investissements chinois. A contrario, 30,39% les jugent « négatifs » et 33,33% les voient de façon « neutre », et 3,92% d’en eux n’ont pas d’avis.

27,72% des cadres sollicités estiment que la Chine représente un investisseur « très important » pour le développement de l’économie en Suisse. Cependant, 46,53% considère que la seconde puissance économique mondiale n’est pas autant d’importance que cela dans l’économie suisse.

La plateforme commerciale pour les investisseurs, InvestinSwitzerland, a expliqué cette évaluation découle du fait que « les volumes de transactions et les ventes d’entreprises (suisses) à des Chinois sont restés plutôt faibles au cours du premier semestre 2018 ».

A l’heure actuelle, le rachat du géant suisse Syngenta par le groupe chinois ChemChina n’a pas eu d’effets positifs ou négatifs sur les autres secteurs, où la croissance du pays.

Selon le cabinet EY (ex-Ernst & Young), sept transactions impliquant la Chine ont été enregistrées au premier semestre en Suisse. La plus importante concerne la vente de l’entreprise industrielle thurgovienne Lista, pour 200 millions de dollars (172 millions d’euros).

D’après les sondéés, les secteurs dans lesquels les entreprises chinoises devraient continuer à « être autorisées » à investir à l’avenir sont principalement l’industrie, le commerce, la restauration, l’hôtellerie et la finance.

En revanche, ils son défavorables à l’ouverture des domaines tels que les infrastructures, les télécommunications et l’administration publique.

En dépit de ces opinions plutôt positives, la conseillère fédérale, Doris Leuthard., a expliqué au journal Nordostschweiz, que « comme l’Allemagne le fait depuis longtemps, nous devons mener une discussion pour savoir comment agir face à la soif de rachat des entreprises chinoises ».

D’après cette dernière, le gouvernement « devrait réclamer la réciprocité, c’est-à-dire n’autoriser le rachat sans condition que dans le cas où des firmes suisses peuvent aussi procéder sans problème à des acquisitions en Chine ».