La diplomatie américaine a placé la Chine sur sa liste noire du trafic d’êtres humains, dans son rapport annuel publié mardi 27 juin, plaçant le pays parmi les 23 pays au monde qui « ne font pas d’efforts significatifs » pour combattre la traite des personnes.

La Chine « n’a pas pris de mesures sérieuses pour mettre fin à sa complicité dans le trafic d’êtres humains, y compris les travailleurs forcés nord-coréens basés en Chine », a justifié le secrétaire d’État, Rex Tillerson.

Grâce à ces travailleurs forcés envoyés en Chine et en Russie, « la Corée du Nord reçoit des centaines de millions de dollars par an », a-t-il poursuivi. « Cela ne peut pas continuer. » Le document relève également la situation de la minorité musulmane ouïgoure au profit de responsables chinois.

De son côté, Lu Kang, porte-parole du ministère des affaires étrangères chinois, a assuré avant la publication du rapport que le gouvernement combattait contre le trafic d’êtres humains et qu’il souhaitait travailler avec tous les Etats intéressés pour sévir contre ce type de crimes. « La Chine s’oppose avec fermeté aux remarques irresponsables des Etats-Unis », a-t-il lancé.

Trafic d’organe : la Chine décrié au Vatican

Lors d’une conférence de presse le 23 mai, David Kilgour, avocat de profession, a de nouveau dénoncé les meurtres de prisonniers de conscience, suite aux prélèvements d’organes forcés effectués par l’État chinois.

« On n’a pas besoin d’être un vrai détective pour savoir ce qui se passe. Nous avons gagné la partie ; la discussion intellectuelle est terminée. Tout le monde sait que cela se passe », a-t-il lancé devant des militants réunis à San Francisco.

Ce dernier et l’avocat international David Matas ont publié un rapport en 2016, intitulé « Bloody Harvest/The Slaughter : an Update », dans lequel ils dénoncent les prélèvements massifs d’organes, dont les principales victimes sont des pratiquants de Falun Gong.