En visite en Equateur, le président Xi Jinping s’est engagé à investir plus de 10 milliards de dollars (9 milliards d’€) dans le pays, afin de renforcer les relations bilatérales et de compter sur un pays producteur de pétrole. Premier investisseur étranger, Beijing marque également sa présence sur le continent sud-américain.

Le but de cette première visite d’état d’un président chinois à Quito est de « formaliser une association stratégique globale« , a affirmé à la presse le président Rafael Correa à l’issue d’une rencontre ce jeudi 17 novembre avec le président chinois.

A cette occasion, 11 accords bilatéraux ont été signé par les deux présidents, dans les domaines financier, politique et culturel. Pour Xi Jinping, « ces accords importants se transformeront en une nouvelle force d’impulsion pour le développement des liens sino-équatoriens. .

La Chine a également annoncé un don de 150 millions de dollars (136,5 millions d’euros) afin de financer la construction de deux hôpitaux et 400 logements dans des zones dévastées en avril dernier par le tremblement de terre ayant causé près de 3 milliards de dollars (2,73 milliards d’euros) de dégâts.

Cette démarche montre que « depuis l’établissement des relations diplomatiques il y a 36 ans, les deux pays se sont épaulés dans les forums régionaux et internationaux et ont entretenu une coopération étroite« , a expliqué l’ambassadeur de Chine en Equateur, Wang Yulin, lors d’un entretien avec l’agence de presse, Xinhua.

D’ailleurs, le volume des échanges commerciaux entre les deux pays a atteint 4,1 milliards de dollars (3,7 milliards d’€) en 2015, soit quatre fois plus qu’en 2006. L’Equateur exporte essentiellement des bananes, crevettes et des fleurs vers la Chine.

De plus, le montant des investissements chinois en Equateur a dépassé les 10 milliards de dollars (+9 milliards d’€), et près d’une centaine d’entreprises chinoises sont présentes en Equateur, dont certaines ont pris part à des projets tels que la construction des 7 sur 8 centrales hydroélectriques du pays.

La Chine est le 3ème partenaire commercial de l’Equateur, qui est l’un des alliés les plus importants de Beijing en matière d’énergie en Amérique latine. L’Empire du milieu a massivement investi ces dernières années en Equateur, notamment dans des infrastructures de contrôle des inondations et des routes.

En effet, Rafael Correa et Xi Jinping s’étaient déjà rencontré à Beijing, en janvier 2015. Ils avaient alors établi « une association stratégique » dans les secteurs politique, diplomatique, d’investissement, de financement, des sciences, des technologies et de l’environnement.

Mais face à la chute des cours du pétrole, ébranlant son économique, l’Equateur compte sur des investisseurs étrangers pour relancer son économie, et particulièrement la Chine, très présente en Amérique du Sud.

Une opportunité pour la Chine qui doit désormais importer le pétrole. D’après le président équatorien, Beijing souhaite « contribuer au financement et à la technologie nécessaires pour la construction de la Raffinerie du Pacifique« , a précisé le président équatorien. Ce projet de raffinerie pétrochimique s’élève à près de 13 milliards de dollars, afin de construire un site d’une capacité de raffinage de 300 000 barils de brut par jour.