Les autorités vietnamiennes ont étendu leur piste d’atterrissage sur une des îles, qu’ils revendiquent en mer de Chine méridionale, suite à la construction d’installations militaires par Beijing sur leurs îles superficielles toutes proches.

Le think-tank Asia Maritime Transparency Initiative (AMTI) a publié une série de clichés montrant la prolongation de sa piste sur l’île Spratly, passant de 760 mètres à plus d’1 km.

D’après AMTI, les travaux devraient se poursuivre afin d’étendre la piste à 1,2km. Le gouvernement vietnamien compte également construire deux grands hangars, dans le but de faciliter l’accueil des avions de surveillance maritime et les avions de transport, qui survolent la zone.

Hanoï a exprimé sa volonté d’acquérir un aéronef de surveillance, mais pour l’heure, la piste de l’île Spratly ne sera pas assez longue pour ce dernier. Toutefois, plusieurs modèles d’avions combats, hormis les avions de chasse,  peuvent utiliser cette nouvelle piste.

De son côté, Beijing a également construit des pistes d’une longueur suffisante pour 24 chasseurs sur ses trois îles artificielles  construites en mer de Chine méridionale depuis 2013. Les États-Unis ont vivement critiqué les travaux de restauration engagés par la Chine. Raison pour laquelle, ils ont intensifié la coopération en matière de défense avec le Vietnam.

Les américains ont pris note, selon AMTI,  de l’amélioration des installations sur les avant-postes des îles Spratly faites par Hanoï. « Nous encourageons tous les demandeurs à prendre des mesures afin de réduire les tensions et de résoudre pacifiquement les différends », a déclaré Anna Richey-Allen, porte-parole du Département d’État des États-Unis.

Pour certains analystes militaires, interrogés par l’agence de presse Reuters, le déploiement actuel est « le mouvement défensif le plus important », réalisé par le Vietnam. D’ailleurs, le gouvernement est préoccupé par la présence de la Chine en mer de Chine méridionale.

Le ministère vietnamien des Affaires étrangères a qualifié les informations publiées par l’Asia Maritime Transparency Initiative d’« inexactes ».