À l’issue d’une rencontre entre les présidents français, Emmanuel Macron, et chinois, Xi Jinping, Beijing a annoncé avoir conclu avec la France des contrats pour un montant total de 15 milliards de dollars.

«La France et la Chine ont signé des documents de coopération dans les domaines de l’aéronautique, des énergies propres, de l’agroalimentaire, de la finance, et de l’électricité», a indiqué à l’Agence France Presse, une responsable de la présidence lors d’une cérémonie de signature au Grand palais du peuple de Pékin.

Un accord d’une valeur d’un milliard d’euros a été signé entre GTT, filiale d’Engie, et Beijing Gas Group pour le développement d’un terminal et d’un stockage GNL à Tianjin, et d’une canalisation de 230 km pour acheminer le gaz à Pékin. Cet accord est en cours d’examen par le ministère chinois du Commerce, a précisé l’Élysée.

La France et la Chine ont également conclu un protocole d’entente prévoyant un accord d’ici le 31 janvier 2020 sur le prix, le site et la «garantie de bonne fin» du projet d’usine de traitement de combustibles usés avec le groupe nucléaire français Orano (ex-Areva). La compagnie française travaille depuis plus de 10 ans sur ce projet d’usine d’une capacité de 800 tonnes par an, estimé à environ 12 milliards de dollars (11 milliards d’euros).

Dans le domaine de l’agroalimentaire, un accord portant sur l’agrément à l’exportation en Chine de vingt entreprises agroalimentaires françaises (volaille, bovine et porcine, charcuterie) a été signé.

Les deux pays ont par ailleurs signé un protocole export pour la semence porcine et un pour les palmipèdes et le foie gras. Selon l’Élysée, l’accord d’agrément à l’exportation des entreprises françaises concerne 17 entrepôts de viande et trois établissements de charcuterie.

Enfin, la Chine a choisi la place de Paris pour sa première émission d’obligations vertes depuis 2004, pour un montant de 4 milliards d’euros, a indiqué la présidence française. D’ailleurs Emmanuel Macron a salué «le choix (du président Xi Jinping, ndlr) de retenir la place de Paris pour la première émission d’obligations souveraines en euros depuis 2004, c’est une marque de confiance à l’égard de notre place financière».

La France et la Chine ont aussi réaffirmé, dans un «appel de Pékin» sur le climat, leur «ferme soutien» à l’accord de Paris, qualifié de «processus irréversible et boussole». Une déclaration intervenant deux jours après la notification formelle par les États-Unis de leur intention de se retirer de ce texte conclu en 2015.

Dans cet accord de Paris, Washington devait réduire de 26% à 28% les émissions de GES des États-Unis d’ici 2030 par rapport à leurs niveaux de 2005, avait été signé par l’administration de Barack Obama.