La République Populaire de Chine célèbre souffle ses 69 bougies, depuis sa proclamation en 1949, par le Parti communiste chinois (PCC). Héritière de plus de 4000 ans d’histoire, la Chine fait partie des pays les plus peuplés du monde, avec plus d’1,34 milliard d’âmes.

Avant la proclamation de la République populaire de Chine, le pays a vécu une centaine d’année chaotique, marquées par la domination de la Chine par des puissances étrangères, puis le chaos interne et la guerre civile.

Le 1er octobre 1949, Mao Zedong proclame la fondation de la République populaire de Chine sur la place Tiananmen, à Beijing en déclarant : «Les Chinois se sont levés». De son côté, le parti nationaliste (Kuomintang), ennemi du PCC, s’est réfugié sur l’île de Taïwan, en y perpétuant la République de Chine.

Retour en arrière. Jugeant le système impérial obsolète, de jeunes fonctionnaires, officiers et étudiants, inspirés par les idées révolutionnaires de Sun Yat-sen envisagent de renverser la cour de la dynastie Qing au profit d’une république.

Une révolte militaire, placée sous le nom de soulèvement de Wuchang, a eu lieu le 10 octobre 1911 à Wuhan entraînant l’abdication du dernier empereur Qing, Aixinjueluo Puyi.

Un gouvernement provisoire est alors formé à Nankin le 12 mars 1912, présidé par Sun Yat-sen. Ce dernier dut par la suite céder le pouvoir au général Yuan Shikai, commandant de l’armée. En quelques années, Yuan Shikai abolit les assemblées nationales et provinciales. Il ne réforma pas à la hauteur des attentes de la jeunesse et des réformistes, puis poussa de nombreux chefs républicains à l’exil dont, Sun Yat-sen, qui se réfugia au Japon.

Yuan Shikai se proclame empereur, mais ses prétentions impériales font face à une opposition déterminée de ses subordonnés militaires. Afin d’éviter une rébellion, il y renonce et meurt peu après, en 1916, laissant le pouvoir vacant.

Le gouvernement républicain se décomposa et une ère de « seigneurs de la guerre » s’ouvrit de nouveau. Alors que le pouvoir est éclaté, le pays est ravagé par les luttes entre des coalitions mouvantes de chefs militaires provinciaux.

Dans les années 1920, Sun Yat-sen établit une base révolutionnaire dans le Sud, et commence à réunifier la nation, grâce à l’aide des soviétiques. Mais à la mort de Sun Yat-sen en 1925, un de ses lieutenants Tchang Kaï-chek prend le contrôle de son parti, le Guomindang et réussit à contrôler l’essentiel de la Chine du Sud et du Centre, grâce à une campagne militaire appelée «Expédition du Nord».

Ayant vaincu les seigneurs de la guerre du Sud et du Centre, il obtint l’allégeance formelle de ceux du Nord. À partir de 1927, il se retourne contre les communistes, en s’attaquant à leurs chefs comme à leurs troupes dans leurs bases du Sud et de l’Est.

En 1934, défaits et chassés de leurs bases dans les montagnes, les communistes entreprennent la Longue Marche, à travers les régions les plus pauvres du pays, vers le Nord-Ouest. Ils attirent l’attention et obtiennent le soutien des paysans puis des jeunes. Ils établissent leur nouvelle base à Yan’an, dans la province du Shaanxi.

Durant la Longue Marche, le parti se réorganise autour de Mao Zedong. La lutte acharnée entre le KMT et le PCC se poursuivit, tantôt durant 14 ans bien qu’il y a eu une trêve au cours de la guerre sino-japonaise (1937-1945).

La guerre entre les deux partis reprend après la défaite japonaise de 1945. En 1949, le PCC occupe l’essentiel du pays. Tchang Kaï-chek se réfugie lui à Taïwan avec les restes de son gouvernement et des forces armées du Guomindang. Il proclame Taipei capitale provisoire de la République de Chine, en attendant de pouvoir reconquérir le continent.

En vain, car le 1er octobre 1949, Mao Zedong proclame la fondation de la République populaire de Chine sur la place Tiananmen, à Beijing en déclarant : «Les Chinois se sont levés».