Environ 6,9% des adolescents fument, et 19,9% d’entre eux ont déjà essayé de fumer au moins une fois, d’après une enquête menée par le département de la santé. Selon ces récentes données, près de 180 millions d’enfants ont été victimes du tabagisme passif ces dernières années.

«Les habitudes acquises pendant l’adolescence pourraient marquer toute la vie d’une personne», a déclaré lors d’une conférence de presse, Li Nong, directeur adjoint du département de la publicité à la Commission nationale de la santé. Selon lui, «les efforts pour contrôler le tabagisme chez les adolescents devraient être intensifiés».

Malgré l’interdiction de fumer dans les lieux publics de 18 villes du pays, le contrôle de cette mesure et de l’habitude de fumer sont confrontés à des défis, a expliqué ce dernier. En effet, l’objectif national est de réduire le taux de tabagisme chez les personnes de plus de 15 ans, à moins de 20% d’ici 2030.

Cependant, «il y a encore beaucoup de chemin à parcourir», a déploré Li Nong. Toutefois, d’après Liao Wenke, directeur adjoint de l’Association nationale pour la lutte antitabac, «des méthodes éducatives innovantes devraient être mises en place pour éduquer (les adolescents, ndlr) sur les effets néfastes du tabagisme».

Instaurée en juin 2015, l’interdiction de fumer à Beijing est aujourd’hui surnommée «l’interdiction de fumer la plus sévère». En effet, les effractions ont rapporté près de 1,12 million de yuans (147 211 €) d’amendes en avril 2016.

La campagne anti-tabac a fonctionné à Beijing

En mars 2018, le taux de tabagisme dans les lieux publics de Shanghai a chuté de près de 9% après la mise en place de l’interdiction dans tous les espaces publics fermés depuis mars 2017. Avant l’interdiction, le taux était de 25,1%, soit 16,3%.

Des décennies de lutte anti-tabac