La Chine remet « fermement en cause la légitimité et la légalité de la décision anti-subvention » de la Commission européenne sur les produits chinois en bobines d’acier laminé à chaud, et prendra des mesures pour protéger les intérêts de ses entreprises, a déclaré Wang Hejun, chef du Bureau des mesures de recours commercial et de l’enquête, dépendant du ministère chinois du Commerce.

Ce dernier a réagit à la mise en place par l’Union européenne de nouvelles mesures anti-dumping contre certains produits sidérurgiques. Ainsi, La Commission européenne a accusé les producteurs chinois d’acier laminé à chaud d’avoir reçu des subventions publiques allant de 4,6% à 38,6% et entravant la libre concurrence.

Raison pour laquelle, elle a instauré des mesures compensatoires sur des produits chinois. Ces droits peuvent atteindre 35,9%, selon un communiqué de la Commission.

Une enquête ouverte en mai 2016 a démontré selon la Commission que « l’industrie chinoise » bénéficiait notamment « de prêts préférentiels » et « de remboursements d’impôts » lui permettant d’exporter « à des prix artificiellement bas ».

Pour Wang Hejun , la Commission européenne « adopte toujours une vue biaisée« , réfutant les progrès menés dans la réforme financière et les taux d’intérêts basés sur le marché.

« La Commission européenne n’a pas pu voir la baisse évidente des exportations d’acier chinois vers l’Europe en 2016, et a affirmé que les produits chinois constituaient une menace à l’industrie de l’UE en se basant sur des spéculations et des possibilités éloignées« , souligne le communiqué du ministère.

« Elle utilise la surcapacité de la Chine en acier comme excuse pour affirmer que les produits d’acier plat laminé à chaud de la Chine menacent l’industrie dans l’UE, alors qu’il s’agit d’une simple spéculation ayant peu de rapport avec la réalité« , affirme le responsable chinois.

La production d’acier, en surcapacité mondiale, est un secteur très surveillé par l’UE, qui a déjà pris plus de 40 mesures de défense commerciale, dont la dernière début avril. Elle représente une série de différends commerciaux avec la Chine, son deuxième partenaire commercial.

Beijing propose de mettre en commun les efforts pour stimuler l’économie mondiale sur une voie de croissance stable, alors que les « accusations sans fondement et les mesures de recours commercial imprudentes n’aideront personne », a-t-il poursuivi.