Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a mis en garde le 16 mars la Chine contre l’utilisation de la « coercition et de l’agression » alors que Washington veut profiter de son premier déplacement international pour consolider ses alliances en Asie afin de contenir l’influence de la Chine.

Antony Blinken, chef diplomatie américaine

Les revendications territoriales de la Chine dans les mers de Chine orientale et méridionale accentuent selon les médias occidentaux les tensions entre la Chine et les Etats-Unis, et constituent désormais une inquiétude croissante pour le Japon.

« Nous riposterons si nécessaire lorsque la Chine utilisera la coercition et l’agression pour arriver à ses fins », a déclaré Antony Blinken. Le déplacement à Tokyo et à Séoul du chef de la diplomatie américaine, au côté du secrétaire à la Défense Lloyd Austin, marque la première visite à l’étranger de hauts représentants de l’administration du président Joe Biden.

Ces visitent intervient surtout après une réunion virtuelle du « Quad », dialogue quadrilatéral sur la sécurité, entre les dirigeants des Etats-Unis, du Japon, de l’Australie et de l’Inde, dont l’objectif principal est de contrer la Chine dans la région.

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Les déclarations d’Antony Blinken interviennent avant une réunion prévue le 18 mars en Alaska entre des représentants de la Chine et des Etats-Unis. Cette réunion doit marquer la première rencontre entre chinois et américains pour discuter de différents sujets dont la guerre commerciale lancée par l’ex-président Donald Trump.

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Les Etats-Unis ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme des tentatives d’intimidation de la part de la Chine envers ses voisins. De son côté, la Chine a critiqué l’initiative américaine, visant à créer des troubles dans la région et à s’ingérer dans ses affaires intérieures.

Dans une déclaration commune avec leurs homologues japonais Toshimitsu Motegi et Nobuo Kishi, Antony Blinken et Lloyd Austin disent reconnaître que « le comportement de la Chine, lorsqu’il est incompatible avec l’ordre international existant, présente des défis politique, économique, militaire et technologique pour l’Alliance et la communauté internationale ».

Les Etats-Unis et le Japon « se sont engagés à s’opposer à la coercition et aux comportements déstabilisateurs à l’égard d’autres pays de la région, qui remettent en cause le système international fondé sur des règles », ont-ils ajouté.

Les ministres ont également exprimé leur inquiétude face à certaines règles adoptées par la Chine, dont la loi votée en janvier 2021 permettant aux garde-côtes chinois de tirer sur des navires étrangers.

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En Chine, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, a réagi en déclarant, que les relations américano-japonaises « ne devraient viser ni affecter les intérêts des tierces parties » et devraient renforcer « la paix et la stabilité en Asie-Pacifique ».

Tandis qu’Antony Blinken a réaffirmé l’engagement de Washington en faveur des droits de l’homme : « la Chine utilise la coercition et l’agression pour affaiblir systématiquement l’autonomie de Hong Kong, saper la démocratie à Taïwan, violer les droits de l’homme au Xinjiang et au Tibet ».