Les États-Unis estiment qu’ils entameront des pourparlers avec la Chine le 17 mars avec «une main de plus en plus forte» et exprimeront leurs profondes préoccupations concernant le comportement de la Chine sur un large éventail de questions, selon de hauts responsables américains.

Informant les journalistes avant les pourparlers prévus du 18 mars en Alaska, les responsables américains ont déclaré que Washington voudrait voir «des actes, pas des paroles» de la part de la Chine, si elle veut améliorer ses relations.

Les pourparlers d’Anchorage seront les premières rencontres en personne de l’administration Biden avec de hauts responsables chinois, alors que la Chine a été identifié comme le défi le plus redoutable des Etats-Unis.

Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken et le conseiller à la sécurité nationale du président Joe Biden, Jake Sullivan, rencontreront le haut diplomate chinois Yang Jiechi et le conseiller d’État et ministre des affaires étrangères, Wang Yi.

« Nous arrivons avec ce que nous pensons être une main de plus en plus forte », a déclaré un responsable américain aux journalistes. D’autant que les deux responsables américains seront revenus de leurs visites à leurs fidèles alliés japonais et sud-coréen, dont le but de freiner l’influence de la Chine en Asie-Pacifique.

La Chine «a parlé de son désir de changer le ton de la relation. Et bien sûr, nous allons examiner les actes, pas les mots, sur ce front », a déclaré un second responsable.

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Or Washington a évoqué ses «profondes préoccupations» concernant

  • le traitement réservé par la Chine aux musulmans du Xinjiang
  • les manifestants pro-démocratie à Hong Kong,
  • la coercition économique de la Chine sur les alliés et partenaires américains
  • ses démarches jugées « agressives » envers Taïwan

Washington ne s’attend pas à des négociations spécifiques lors de cette réunion, mais il compte définir des domaines spécifiques dans lesquels, la Chine doit changer de cap, a déclaré le responsable.

Le deuxième fonctionnaire a déclaré que la Chine avait «un bilan assez médiocre pour tenir ses promesses» et que Washington avait des attentes réalistes quant aux possibilités de changement.

Dans le même temps, ils ne veulent pas que la Chine soit sur la défensive face à «notre approche obstinée de leur comportement très problématique», a déclaré le responsable. «Nous cherchons à avoir une conversation agréable, robuste et très franche avec une puissance qui va être un de nos grands concurrents», a-t-il déclaré.

Le premier responsable a déclaré que les actions de la Chine, y compris son «cyberactivisme malveillante», n’est pas un comportement acceptable et Washington demandera à la Chine de se conformer aux règles internationales.

Le responsable a souligné que l’administration Biden était unie dans son approche de la Chine et ne laisserait pas Beijing créer des divisions au sein du gouvernement, comme cela a pu être le cas au sein de la précédente administration Trump sur la façon de traiter avec la Chine.