Ma Xiaoguang a déclaré le 25 novembre, à la publication des résultats aux élections que Beijing allait renforcer « la solidarité avec ses compatriotes de Taïwan » et va suivre « la voie d’un développement pacifique des relations entre les deux rives du détroit ».

Le parti Kuomintang a remporté 15 sièges sur 22 au total. « Nous avons constaté les résultats des élections », a déclaré le porte-parole du bureau des affaires taïwanaises du Conseil des Affaires d’Etat.

Ce dernier a ajouté que « ces résultats témoignaient de la ferme volonté du public taïwanais de partager les bénéfices du développement pacifique dans le détroit de Taïwan, et leur désir d’améliorer l’économie de l’île et le bien-être de la population ».

Selon les autorités électorales de l’île, le Parti progressiste-démocrate au pouvoir a remporté six sièges, dont un siège au candidat indépendant, Ko Wen-je, qui a remporté l’élection municipale de Taipei avec environ 3 200 voix de plus que Ting Shou-chung, candidat du Kuomintang. Ce dernier a contesté devant la justice la validité de cette élection.

Le développement de l’économie : raison de la défaite 

Manifestation pro-démocratie en octobre 2018

Zhang Wensheng, directeur adjoint de l’Institut de recherche de Taïwan à l’Université de Xiamen, a expliqué au China Daily, que « la raison fondamentale de la défaite électorale du Parti progressiste-démocrate est qu’il n’a rien fait pour améliorer le développement économique de l’île ».

Selon lui, l’intransigeance de la dirigeante taïwanaise qualifiée de « sécessionnisme indépendantiste » a entraîné « l’impasse dans les relations entre les deux rives du détroit, obligeant Taïwan à prendre du retard sur le marché continental dans de nombreux secteurs, notamment le tourisme et les exportations agricoles », a souligné Zhang Wensheng.

« Les habitants de Taïwan ne sont pas satisfaits de la stagnation de l’économie et de la baisse du niveau de vie », a assuré ce dernier, ajoutant que « leur déception et leur mécontentement se reflètent particulièrement dans leur soutien à Han Kuo-yu, maire élu du Kuomintang de Kaohsiung ». Ce dernier a mit en avant tout au long de sa campagne sa volonté de booster l’économie de la ville, afin d’attirer les marchés et les touristes.

« Cet échec est une leçon pour le Parti progressiste-démocrate et pour tous les partis de l’île, leur rappelant de mettre au premier plan les moyens de subsistance des personnes, a déclaré Zhang. Il a ajouté que «les électeurs se débarrasseraient de tout parti ou de tout politicien s’ils ne tenaient pas compte des intérêts du public».

Beijing maintient son cap

« Avec une compréhension correcte de la nature des relations entre les détroits et des échanges entre les villes du détroit de Taïwan, un plus grand nombre de comtés et de villes de Taiwan sont invités à participer à ces échanges et à cette coopération » avec le continent, a déclaré le porte-parole Ma Xiaoguang .

Ce dernier a réitéré que la partie continentale continuerait à défendre le consensus de 1992 sur le principe d’une seule Chine et à s’opposer résolument aux éléments séparatistes prônant « l’indépendance de Taiwan » et leurs activités.

Concernant le référendum sur la modification du nom sous lequel les athlètes taïwanais participeront aux Jeux olympiques de Tokyo de 2020 en «Taïwan» contre «Taïwan chinois», Ma Xiaoguang s’est réjouit de cet échec.

Il a assuré que « l’échec du référendum montrait que mettre en cause les intérêts des athlètes de l’île allait à l’encontre de la volonté du peuple et que les tentatives d’indépendance de Taïwan étaient vouées à l’échec ».

De son côté, Bao Chengke, directeur adjoint de l’Institut de la communication et du développement régional de l’Université de la Chine orientale à Shanghai, a estimé que l’échec du référendum « est la preuve du refus du peuple taïwanais de l’indépendance de Taiwan et d’un coup porté au parti démocrate progressiste » .