La Chine a investi au moins 145 milliards d’euros en Europe depuis 2010. Mais depuis quelques années, ceux-ci se sont réduits en raison du durcissement mesures autour des acquisitions du géant asiatique.

Actuellement en tournée en Europe, le président Xi Jinping a scellé avec l’Italie un vaste accord économique, via notamment les nouvelles routes de la soie terrestre et maritime.

A Paris, le président Emmanuel Macron souhaite freiner les envies chinoises, bien que l’Union européenne reste toujours divisée sur l’attitude à adopter.

Au total 2,1 milliards d’euros pour l’année 2010, les investissements directs de la Chine dans l’Union européenne ont bondi à 20,7 milliards d’euros sur l’année 2015, puis à 37,2 milliards en 2016, selon les données de référence du cabinet américain Rhodium Group, cité par l’Agence France Presse.

Cependant, les investissements chinois ont diminué à 29,1 milliards en 2017, puis à 17,3 milliards d’euros en 2018, dont 45% concentrés sur le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France.

Pour les experts, cités par l’Agence France Presse, cette diminution reflète le durcissement de la Chine vis-à-vis des acquisitions jugées « irrationnelles » des entreprises d’Etat, déjà surendettés. Mais cela découle également d’un cadre réglementaire plus strict en Europe.

Depuis 2000, 60% des investissements chinois en Europe viennent de groupes étatiques contrôlés par Pékin.

Le suédois Volvo Cars (automobile), l’italien Pirelli (pneus), les français Club Med (tourisme), St Hubert (margarines) et Lanvin (mode), les allemands Kuka et KraussMaffei (machines-outils) sont passés sous contrôle chinois.

Les pays d’Europe orientale n’ont accueilli que 1,5% des investissements chinois dans l’UE en 2018, et l’Europe du Sud 13%, selon Rhodium. Mais ces régions restent des partenaires solides pour la Chine sur le Vieux continent.

L’Italie est devenue la première puissance du G7 à signer un protocole d’accord pour intégrer l’initiative « La Ceinture et la Route« , projet d’infrastructures international. D’autres pays européens, tels que la Grèce, le Portugal, la Hongrie, et la Pologne, ont signé des accords dans le cadre des nouvelles routes de la soie.