La veille de son départ pour la Chine, le président philippin Rodrigo Duterte a dit préférer la négociation à la confrontation, concernant la Mer de Chine méridionale.

Carte des revendications en mer de Chine méridionale. Wikimedia

Carte des revendications en mer de Chine méridionale. Wikimedia

Le président a indiqué qu’au cours des 4 jours de visite, du 18 au 21 octobre, « nous parlerons de la mer de Chine du Sud (…) mais pas trop fort ». Les deux pays se disputent plusieurs îles et zones maritimes autour, Manille dispose d’un avantage suite au jugement de la Cour d’arbitrage de La Haye du 12 juillet, lui donnant totalement raison.

Toutefois, Rodrigo Duterte a déjà prévenu qu’il n’allait pas faire pression sur les autorités chinoises avec ce jugement. D’autant que Beijing n’a pas changé sa position, et réaffirmé sa souveraineté sur les îles Spratleys et Paracels.

« Ça n’a aucun sens de partir en guerre. Ça n’a aucun sens de se battre pour une masse d’eau », a indiqué le président à l’agence de presse, Xinhua, le 17 octobre. Assurant qu’il valait « mieux vaut discuter que se battre. Nous voulons discuter d’amitié, de coopération et, par dessus tout, de commerce », car « la guerre ne nous conduira nulle part ».

« Nous ne souhaitons pas permettre à un autre pays de discuter. Je ne veux discuter qu’avec la Chine », souligne-t-il, se disant prêt à poursuivre avec la Chine un développement conjoint de ces eaux.