Le 25 juin, le gouvernement annonçait l’arrêt du mécanisme de communication avec la République de Chine, suite au refus du nouveau gouvernement de Tsai Ing-wen de reconnaître le principe d’« une seule Chine ». Aucune déclaration n’avait alors été faite par les autorités.

Quatre jours plus tard, An Fengshan, porte-parole du Bureau pour les affaires de Taiwan du Conseil des Affaires d’Etat a déclaré que « Taïwan est entièrement responsable de la suspension des mécanismes de communication entre la partie continentale de la Chine et l’île. L’actuelle administration de Taïwan n’a pas reconnu le Consensus de 1992, qui stipule le principe d’une seule Chine, ce qui a ébranlé les fondements politiques des interactions entre les deux rives« .

Ce mécanisme avait été installé en 2009, comprenant le mécanisme régulier entre les départements des affaires trans-détroit et le mécanisme de consultation entre l’Association pour les relations entre les deux rives du détroit de Taiwan (ARATS), de Chine continentale, et la Fondation pour les échanges entre les deux rives du détroit de Taïwan (SEF), basée à Taïwan.

« Le développement pacifique des relations entre les deux rives depuis 2008 n’est pas venu du ciel », a indiqué An Fengshan, expliquant que les deux mécanismes se basaient sur le Consensus de 1992.  Pour ce dernier, « la partie continentale n’a pas changé de position. « C’est Taiwan qui a entraîné ce changement de situation ».

Dans le cas où la présidente Tsai Ing-wen veut faire marche arrière, « la clé pour assurer les négociations et les contacts », la Fondation pour les échanges entre les deux rives du détroit de Taïwan doit confirmer l’adhésion au consensus. « Sur une question si fondamentale, l’ambiguïté ne servira à rien », a-t-il fait savoir.

De son côté, la président taïwanaise est en tournée en Amérique latine, afin de renforcer la coopération internationale de Taïwan.