Le président du Conseil européen Charles Michel a annoncé qu’il se rendrait à Pékin le 1er décembre pour une rencontre avec le président chinois Xi Jinping, afin d’échanger sur les « défis mondiaux ainsi que de sujets d’intérêt commun ».

Cette annoncé a été faite dans un message sur Twitter le chef de l’instance représentant les 27 pays membres de l’UE. Cette rencontre intervient dans un contexte d’intenses discussions entre Européens sur la position à prendre face à la Chine, et de trouver leur propre voix au-delà des tensions croissantes entre Washington et Pékin.

Charles Michel doit composer avec pays, tels que l’Allemagne, d’un côté et d’autres États membres comme la Lituanie, de l’autre. En effet, Berlin a d’importants intérêts économiques en Chine et ne tient pas à mélanger business et droits humains. De l’autre, certains États dont la Lituanie, qui ont provoqué la colère de Pékin en établissant des liens avec Taïwan, considéré par la Chine comme sa 23ème province.

« Dans le contexte d’un environnement géopolitique et économique tendu, la visite est une occasion opportune pour l’UE et la Chine de dialoguer », a précisé le Conseil européen dans un communiqué.

Le 12 novembre à Phnom Penh, quelques jours avant un sommet du G20, Charles Michel avait appelé Pékin à convaincre la Russie de respecter le droit international en Ukraine.

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« Nous encourageons les autorités chinoises à utiliser tous les moyens en leur possession pour convaincre la Russie de respecter les frontières internationalement reconnues, à respecter la souveraineté de l’Ukraine », avait déclaré le dirigeant belge à l’AFP.

Ce mois-ci, dans un incident illustrant les tensions entre Bruxelles et Pékin, la diffusion d’un discours de Charles Michel, prévue en inauguration de la CIIE (Exposition international d’importation de la Chine) à Shanghai, a été annulée car les autorités chinoises souhaitaient le censurer en partie, selon plusieurs diplomates européens.

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Un diplomate avait précisé à l’Agence France presse que les autorités chinoises voulaient censurer dans le discours toutes les références à la guerre en Ukraine. Un sujet sensible en Chine, qui est officiellement neutre tout en étant un allié stratégique de la Russie.

Les relations entre la Chine et l’Union européenne se sont détériorées depuis l’imposition de sanctions, des deux côtés, au sujet d’accusations de violations de droits de l’homme dans la région chinoise du Xinjiang.

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L’Union européenne considère la Chine comme un « partenaire, concurrent économique et rival systémique », selon la formulation adoptée en 2019. Pourtant, les échanges commerciaux entre la Chine et l’UE restent forts, en particulier pour l’Allemagne dont le chancelier Olaf Scholz a été fin octobre le premier dirigeant du G7 à se rendre en Chine depuis le début de la pandémie de coronavirus.

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Pékin n’a pas immédiatement commenté l’annonce du voyage de Charles Michel : « la Chine communiquera des informations en temps utile », a déclaré une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, interrogée à ce sujet.