La métropole chinoise de Chengdu (sud-ouest) a levé progressivement depuis ce 19 septembre le confinement anti-Covid imposé dernièrement.

Celui-ci a entraîné la fermeture d’écoles et de commerces, les habitants étant bloqués chez eux pendant plus de deux semaines. Capitale de la province du Sichuan, la ville peuplée d’environ 21 millions de personnes est la plus grande du pays à avoir fait l’objet d’un confinement depuis celui de la capitale économique Shanghai en avril-juin.

La Chine a imposé une stricte politique sanitaire contre le Covid-19, appelée « zéro covid« . Les responsables locaux sont sous pression pour éviter toute explosion des cas de Covid-19 avant le Congrès du Parti communiste prévu mi-octobre.

« Grâce aux efforts de tous, l’épidémie a été efficacement placée sous contrôle à Chengdu », a indiqué la mairie de Chengdu dans un communiqué.

Les administrations publiques, les transports en commun et les entreprises, à l’arrêt depuis le 1er septembre, peuvent reprendre leur activité. Les écoles vont rouvrir progressivement.

Toute personne souhaitant entrer dans un lieu public (bureau, immeuble d’habitation, centre commercial, salle de sport, piscine, etc.) doit présenter un test PCR négatif datant de moins de 72 heures.

Une mesure similaire à celle appliquée dans d’autres grandes villes comme Pékin et Shanghai. Aucun nouveau cas positif n’a été rapporté le 19 septembre à Chengdu.

Durant le confinement, certains habitants avaient indiqué à l’Agence France Presse n’avoir pas pu descendre de chez eux lors du puissant séisme, ressenti dans la ville et dont l’épicentre était situé à environ 200 km.

Chengdu accueillera à partir de la fin du mois de septembre les championnats du monde de tennis de table dans une bulle sanitaire, semblable à celle des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver en février-mars à Pékin.

Le but est d’endiguer au plus vite la pandémie de Covid-19. Il s’agit de l’un des rares événements sportifs internationaux organisés par la Chine depuis le début de la pandémie.

Le 18 septembre, 27 personnes sont mortes lors de l’accident du car qui les emmenait vers un lieu de quarantaine dans la province voisine du Guizhou (sud-ouest).

Le trajet devait s’effectuer de Guiyang -capitale provinciale- vers le comté de Lido, situé à 200 kilomètres au sud-ouest. Le car transportait ses passagers « vers le lieu où ils allaient être placés en quarantaine, en lien avec l’épidémie », a précisé le gouvernement provincial.

Le bus se serait renversé sur le côté vers 2h40 du matin, rapporte le Washington Post. Les blessés ont été examinés.

Les autorités locales se sont excusées pour l’incident, et ont lancé une enquête sur le drame. CEt accident a suscité de vives réactions et un fort ressentiment populaire contre les excès de la politique sanitaire.