La 5ème Conférence ministérielle du Forum sur la coopération sino-africaine s’est ouverte, ce 19 juillet à Beijing, par l’allocution du président chinois Hu Jintao. Ce dernier a rappelé les liens étroits entre la Chine et le continent africain et évoqué une série de mesures afin de les consolider encore plus.

china-africa-300x300Durant deux jours, l’ensemble des participants vont tenter de mettre en place un nouveau plan de coopération pour les trois années à venir. Depuis plus d’une quinzaine d’années,  les relations sino-africaines se sont accentuées dans le cadre d’un contrat « gagnant-gagnant« , vivement critiqué par les Occidentaux mais plébiscité par les chinois et dirigeants africains.

Entre 2009 et 2012, le montant des aides octroyées par la Chine au continent africain a doublé, passant de 10 milliards de dollars (plus de 8 milliards d’euros) à 20 milliards cette année.

Les investissements directs chinois (IDE) en Afrique ont progressé de 60% depuis 2009, pour atteindre 14,7 milliards de dollars à la fin 2011, d’ailleurs plus de 2.000 sociétés chinoises y ont des investissements, a précisé le porte parole.
Des aides supplémentaires aux africains

Dans son discours, Hu Jintao a proposé l’établissement de mesures dans cinq domaines jugés prioritaires afin de « soutenir la cause de la paix et du développement en Afrique et faire progresser le nouveau partenariat stratégique sino-africain ».

Pour cela, la Chine souhaite mettre à la disposition des pays africains « une ligne de crédit de 20 milliards de dollars destinée en priorité à promouvoir le développement des infrastructures, de l’agriculture, de l’industrie manufacturière et des PME en Afrique ».

Deux jours avant l’ouverture de la conférence, le porte-parole du ministère du Commerce, Shen Danyang, a indiqué que « l’aide chinoise à l’Afrique a augmenté de 60% depuis 2009 ». Les différents programmes d’aide et de soutien devraient  être développés cette année pour certains pays africains, dans divers domaines.

Parmi lesquels, celui de la formation et de l’éducation. Il est prévu la formation de 30.000 personnes dans différents secteurs et l’octroie de 18.000 bourses gouvernementales. Dans le secteur de la santé, 1.500 médecins chinois vont être envoyés sur le continent africain.

La Chine va également contribuer financièrement à l’amélioration des « infrastructures douanières et de contrôle des marchandises afin de faciliter le commerce intra-africain » . Et enfin, concernant la protection de l’environnement des aides seront affiliées, toute comme dans la coopération médiatique et le maintien de la paix au sein du continent.

Continuer l’envolée des échanges

L’augmentation des échanges économiques, commerciaux et culturels ont été salué par plusieurs dirigeants, dont le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon. Ce dernier a indiqué que les relations sino-africaines permettent de « créer des opportunités pour les pays africains de diversifier leurs économies, de créer des emplois et d’améliorer la santé et l’éducation ».

De son côté, le président sud-africain, Jacob Zuma, dont le pays fait partie des pays émergents BRICS (Brésil Russie Inde Chine South Africa), a selon le Quotidien du Peuple, remercié la Chine de « traiter les pays africains en égaux ».

Ce dernier a toutefois indiqué qu’il ne devait pas y avoir de forme d’impérialisme sur l’Afrique, et qu’il fallait éviter toute « relation commerciale déséquilibrée dans laquelle l’Afrique fournit avant tout des matières premières ».

Sous le thème « Consolider les acquis et ouvrir de nouvelles perspectives pour le nouveau partenariat stratégique sino-africain »,  le président actuel de l’Union Africaine, le béninois Boni Yayi, a assuré que « l’Afrique souhaitait renforcer le partenariat gagnant-gagnant avec la Chine et explorer conjointement les ressources abondantes de l’Afrique ».