Beijing et Tokyo ont échangé ce 30 août 2018 des propos acerbes suite à une rencontre diplomatique en Chine que des médias japonais n’ont pas pu couvrir.

Le 29 août, le ministère chinois des Affaires étrangères a interdit à un journaliste du Sankei Shimbun, un journal japonais proche des nationalistes, d’assister au début d’une réunion entre le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, et son homologue japonais, Takeo Akiba.

A l’annonce de cette interdiction, d’autres médias japonais sur place pour l’événement ont boycotté la couverture de la réunion en signe de mécontentement.

« Le gouvernement japonais estime que le respect des droits humains fondamentaux, dont la liberté d’expression, est une valeur universelle dans la communauté internationale et que ces droits sont importants dans n’importe quel pays », a déclaré le porte-parole du gouvernement japonais Yoshihide Suga, lors d’un point presse régulier.

Ce dernier a expliqué aux journalistes que « de ce point de vue, il est extrêmement regrettable que ce genre d’affaire se soit produite et nous avons protesté auprès de la partie chinoise ». En réaction, Beijing a jugé jeudi inacceptables les propos de Yoshihide Suga.

En effet, lors d’une conférence de presse quotidienne, la porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères, Hua Chunying, a déclaré que « le gouvernement japonais devrait maîtriser ses journalistes. (…) Il doit faire en sorte que sa presse respecte le pays d’accueil, en observe les règles et sache comment assurer une couverture exacte et honnête ».

Cette dernière a estimé que son gouvernement ne pouvait pas systématiquement donner accès à la centaine de journalistes japonais accrédités en Chine aux événements diplomatiques.