Des dizaines de milliers de personnes ont de nouveau défilé le 21 juillet à Hong Kong pur contester contre le gouvernement pro-Beijing.

Les manifestants n’abandonnent pas leur mouvement de contestation contre le gouvernement. Celui-ci a d’ailleurs commencé après l’annonce d’un projet de loi sur l’extradition qui est devenu une nouvelle cause de lutte contre ce que beaucoup de hongkongais considèrent comme une érosion des libertés.

Des millions de personnes se sont rassemblées au cours des deux derniers mois lors d’une démonstration de force inédite contre la dirigeante de Hong Kong, Carrie Lam, provoquant les pires troubles sociaux ayant secoué l’ancienne colonie britannique.

Les manifestants ont défilé depuis Victoria Park dans à Wan Chai, un arrêt de métro , après l’interruption par la police de leur itinéraire, pour des raisons de sécurité.

Les autorités ont utilisé d’énormes barrières d’eau pour barrer le siège du gouvernement et de la police, tandis que la banque mondiale HSBC a abaissé de grandes barrières en métal au niveau de la rue.

La plupart des rassemblements se sont déroulés pacifiquement, mais certains ont dégénéré en violences tard dans la nuit lorsque des manifestants plus radicaux se sont affrontés à la police.

La dernière manifestation a eu lieu une journée après que des dizaines de milliers de personnes se soient rassemblées pour exprimer leur soutien à la police. Cette dernière est accusée d’avoir utilisé une force excessive contre des militants.

Les demandes des manifestants sont nombreuses telles que le suffrage universel, le retrait pur et simple du projet de loi sur l’extradition, le rejet des charges retenues contre les manifestants et l’instauration d’une commission d’enquête indépendante sur les plaintes relatives à un recours excessif à la force par la police.

Le week-end dernier, deux manifestations initialement pacifiques ont dégénéré en affrontements acharnés entre policiers et activistes, qui ont porté des matraques, faisant de nombreuses victimes et plus de 40 arrestations.

Carrie Lam s’est excusée pour la tournure que le projet d’extradition a provoqué et l’a déclaré « mort ». Les opposants veulent uniquement son retrait. Pour de nombreux résidents de Hong Kong, c projet de loi est la dernière étape d’une marche acharnée vers le contrôle du continent.