Dans le cadre de la réforme des traditions funéraires, le gouvernement tente de limiter la pollution de l’air dans le pays. En effet, depuis que le papier joss brûlent de moins en moins, l’air dans les cimetières est devenu un peu plus respirable.

Ainsi, les pratiques de sépulture écologique et de ramonage des tombes respectueuses de l’environnement sont de plus en plus privilégiés.

Le papier joss est brûlé lors des funérailles traditionnelles, afin de s’assurer que l’esprit du défunt ai de bonnes choses dans la vie après la mort.

Beijing réforme son secteur funéraire, afin d’inciter les gens à privilégier des enterrements écologiques, en particulier dans les villes développées. Le premier modèle de cimetière écologique de Beijing a été construit dans le cimetière révolutionnaire de Babaoshan, avec un taux de couverture verte de près de 90%.

Actuellement, les enterrements écologiques dans les villes de premier rang, telles que Beijing, Shanghai et Guangzhou, représentent plus de 20% du total. D’ici 2020, la part de l’inhumation écologique dans le pays devrait atteindre plus de 50%.

De plus, les pratiques de balayage des tombes sont aussi devenues plus respectueuses de l’environnement. La plupart des balayeurs de tombes préfèrent désormais mettre des fleurs sur les pierres tombales, que de brûler du papier joss pour rendre hommage aux familles et amis décédés.

Il existe différentes pratiques propres comme la sépulture dans un jardin de thé, les sépultures d’arbres, de fleurs, de murs et de la mer. Ainsi, la famille remplace les pierres tombales traditionnelles par des arbres et des parterres de fleurs. Certaines posent des urnes sur des étagères murales ou simplement jettent les cendres dans la mer.

« Au début, les gens disaient que c’était pour les personnes en difficulté financière, cela leur permettaient d’économiser de l’argent, mais avec le temps, la popularité des inhumations écologiques a augmenté« , a expliqué Zhao Quansheng, responsable du cimetière basé à Yinchuan au Global Times.

Les cimetières à but non lucratif prospèrent également dans des lieux de sépulture distincts. Dans le comté de Yishui dans le Shandong, 110 cimetières à but non lucratif ont été construits, permettant de conserver de vastes étendues de terres qui seraient autrement utilisées pour des sites d’inhumation.

Dans le cadre de la réforme, le gouvernement a renforcé les infrastructures dans le secteur funéraire ainsi que les services publics. Ainsi, le nombre de pompes funèbres et de cimetières ont atteint en nombre respectivement 1760 et 1420.

Depuis 2009, le ministère des Affaires civiles réduit les frais des services funéraires publics de base et d’autres politiques préférentielles sont mises en place pour les populations à faibles revenus.

Dès lors, les cimetières privés de Chongqing, du Gansu et du Ningxia sont tenus de réserver une partie de leurs lieux d’inhumation à des organisations à but non lucratif pour les personnes en difficulté financière.