Au cours des 20 dernières années, la Chine est devenue le plus grand prêteur en Afrique, transférant près de 150 milliards de dollars (135 mds €) aux gouvernements et aux entreprises publiques.

La Chine cherchait à sécuriser l’approvisionnement en matières premières et à développer son réseau mondial de projets d’infrastructure, l’Initiative La Ceinture et la Route, selon le journal américaine, Financial Times.

La part de la Chine dans la dette bilatérale due par les pays les plus pauvres du monde aux membres du G20 est passée de 45% en 2015 à 63% l’année dernière, selon la Banque mondiale. Pour de nombreux pays d’Afrique subsaharienne, la part de la dette bilatérale de la Chine est encore plus importante.

Les prêteurs de la Chine ont prêté de l’argent à presque tous les pays du continent et huit ont emprunté plus de 5 milliards de dollars (4,5 mds €) chacun ce siècle. Mais la participation de la Chine à une initiative de suspension du service de la dette (DSSI) du groupe G20 des plus grandes économies du monde a été lente, a indiqué le FT.

«C’est frustrant», a déclaré David Malpass, président de la Banque mondiale. «Certains des plus grands créanciers de la Chine ne participent toujours pas et cela crée un drain majeur pour les pays les plus pauvres. . . si vous regardez les contrats [chinois], dans de nombreux cas, ils ont des taux d’intérêt élevés et très peu de transparence», a indiqué ce dernier.