La mondialisation entre dans une nouvelle phase de rapport de force entre les  pays émergents, comme la Chine et l’Inde, et les économies occidentales développées. Ces dernières conservent l’ascendant sur l’économie mondiale, notamment dans le domaine de la recherche et de l’industrie.

Les pays émergents et développés sont en concurrence directe sur plusieurs fronts : commerciaux, économiques et diplomatiques. Mais cette confrontation aboutit dans la majorité des cas devant les institutions internationales, comme l’Organisation Mondiale du Commerce, qui tranche en faveur d’une partie ou d’une autre, selon la position du pays sur le marché.

La bataille est féroce

Dans un contexte économique et financier « très difficile », selon Pascal Lamy, directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), la concurrence entre ces deux parties du mon de est féroce.

D’autant plus que les crises successives américaines et européennes entrainent avec elles les croissances des pays émergents, mais aussi des pays en voie de développement. Cette conjoncture pèse sur les perspectives économiques, qui plongent les pays européens en pleine récession, et entraine à la baisse la croissance mondiale.

Quartier de Xidan

Quartier de Xidan

Face à cette compétition, les États-Unis et l’Union européenne usent des recours juridiques internationaux contre les pays émergents, particulièrement contre les entreprises chinoises. Le pays fait face à de nombreuses poursuites devant l’OMC de la part des pays occidentaux afin d’obtenir des privilèges sur le marché intérieur chinois.

Depuis que la Chine possède une croissance à deux chiffres, elle est devenue la bête noire des entreprises occidentales, qui vendaient leur technologie pour désormais être à la remorque de l’Empire du milieu.

A l’occasion de certains conflits commerciaux entre la Chine et les États-Unis, les américains n’ont pas hésité à appeler leurs concitoyens à ne plus consommer chinois, en représailles. Cependant, ce type d’appel prenne rapidement fin, car les produits chinois aux États-Unis sont incontournables, tant dans l’alimentaire que l’industriel.

Lors de l’adhésion de la Chine à l’OMC en 2001, l’Occident se réjouissait de cette entrée permettant à leurs entreprises d’intégrer le marché intérieur chinois, qui représente plus d’un milliards d’individus.

Mais, face à la concurrence, très souvent qualifiée de déloyale par l’Occident, Beijing est parvenu à conserver une grande partie de son marché et à freiner le développement des entreprises occidentales en Chine, particulièrement dans le secteur des NTIC et de l’industrie.

Une guerre commerciale engagée

Face aux poursuites successives, la Chine décide en 2009 de jouer le jeu des Occidentaux et dépose une plainte devant l’OMC contre la décision des États-Unis d’augmenter les droits de douane sur les importations de ses pneus.

Devenue membre de l’OMC, la Chine a ainsi décidé de se référer aux règles dictées par le système capitaliste occidental, en ouvrant une enquête antidumping sur les pièces de rechange automobiles et les volailles américaines.

En réponse, le président Barack Obama a assuré qu’il ne craignait pas « une guerre commerciale » avec la Chine, qui devrait comprendre, selon lui, « qu’il y a des règles à respecter ».

De son côté, l’OMC a mit en garde les deux gouvernements des possibles « dérapages protectionnistes » qui pourraient mettre « des bâtons dans les roues » de l’économie mondiale.

Depuis son entrée à l’OMC, les chinois s’adaptent aux règles de l’OMC et de la finance internationale afin de pouvoir manœuvrer et parvenir dans certains cas à contourner, voire biaiser des règles qu’ils n’ont pas fixés.

Les pays occidentaux quant à eux ne parviennent plus à reprendre la main sur les secteurs clés de l’économie mondiale, car dominé par les pays émergents comme la Chine, l’Inde ou encore le Brésil.

Toutefois, ces derniers sont obligés de s’adapter aux changements de règles imposés par les grands pays développés comme les États-Unis, le Japon, ou l’Union Européenne, qui ne veulent pas perdre le contrôle et conserver les richesses mondiales. Un rapport de force se met en place entre deux clans.