Le président américain Donald Trump a décidé de révoquer le statut spécial accordé à Hong Kong et de mettre fin à la coopération universitaire avec la Chine.

Possible expulsion d’étudiants chinois

Beijing « n’a pas tenu sa parole donnée au monde d’assurer l’autonomie de Hong Kong« , a-t-il déclaré. « C’est une tragédie pour le peuple de Hong Kong, pour la Chine, et pour le monde entier », a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis dénoncent depuis plusieurs jours la loi controversée sur la sécurité nationale à Hong Kong que les législateurs chinois ont adopté. Les américains estiment qu’il s’agit d’une manière de museler l’opposition hongkongaise et de rogner les libertés, ce que dément fermement la Chine.

Affichant sa volonté de mieux sécuriser « la recherche universitaire vitale pour le pays », Donald Trump a annoncé la suspension de l’entrée de « certains ressortissants de la Chine que nous avons identifié comme potentiels risques à la sécurité ».

Le président américain n’a pas donné de détails sur l’étendue de cette décision et sur le nombre d’étudiants qui pourraient être concernés.

Fin des exemptions accordées à Hong Kong

Le locataire de la Maison Blanche a par ailleurs annoncé qu’il lançait le processus d’élimination des exemptions accordées à Hong Kong dans le cadre de la révocation de son statut spécial.

« Cette décision aura un impact sur l’ensemble des accords que nous avons avec Hong Kong », a-t-il ajouté, évoquant en particulier le traité d’extradition.

La rétrocession de Hong Kong s’est faite au nom du principe « Un pays, deux systèmes » qui a permis au territoire de conserver des libertés inconnues en Chine continentale, telles qu’une économie libre, une justice indépendante, la liberté d’expression et un Parlement partiellement élu au suffrage universel.

Ces dérogations ont amené nombre de pays, comme les Etats-Unis, à voter des lois les autorisant à traiter Hong Kong comme une entité commerciale distincte du régime autoritaire chinois.

Pour le ministère des affaires étrangères, la décision des Etats-Unis est «barbare». C’est la décision «la plus barbare, la plus déraisonnable et la plus éhontée», a déclaré dans un communiqué le Bureau du commissaire du ministère des Affaires étrangères dans la région administrative spéciale.