Les nombreuses manifestations dans plusieurs villes américaines sont le signe de « la gravité du problème du racisme et de la violence policière aux Etats-Unis », a déclaré le ministère des Affaires étrangères

Le ministère a ainsi dénoncé la « maladie chronique » du racisme aux Etats-Unis, après la mort par étouffement d’un policier de George Floyd, à l’origine de manifestations parfois violentes dans l’ensemble du pays.

Lors d’un point presse, le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Zhao Lijian, a fait le rapprochement entre les violences aux Etats-Unis et celles qui ont secoué l’an dernier la région administrative spéciale de Hong Kong.

Ce dernier a indiqué que la réponse des Etats-Unis aux manifestations contre les violences policières sur leur sol est « un cas d’école de leur deux poids – deux mesures de renommée mondiale ».

« Pourquoi les Etats-Unis traitent-ils en héros les partisans de la violence et de la prétendue indépendance de Hong Kong, tout en qualifiant ceux qui dénoncent le racisme ‘d’émeutiers’ ? », s’est-il interrogé.

En outre, la Chine a promis une « contre-attaque » aux Etats-Unis après les annonces du président américain Donald Trump, qui veut limiter l’entrée des ressortissants chinois sur son territoire et imposer des sanctions commerciales à Hong Kong.

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Il s’agit de la première réaction du gouvernement chinois depuis les mesures annoncées par le locataire de la Maison blanche. Elle survient dans un contexte de fortes tensions bilatérales autour du Covid-19, du Xinjiang, de Hong Kong, des questions technologiques et commerciales.