Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Zhao Lijian, a indiqué que son gouvernement a fait part de « son vif mécontentement » et de « sa ferme opposition face aux commentaires irresponsables et accusations injustifiées » de certains pays occidentaux concernant la décision de l’Assemblée populaire nationale (APN) sur la législation de la sécurité nationale pour Hong Kong.

Colère à Beijing contre les ministres des Affaires étrangères des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de l’Australie et du Canada, qui estiment que la décision de l’APN enfreint les obligations internationales dans le cadre de la Déclaration conjointe sino-britannique et sapait le cadre « un pays, deux systèmes ».

« La décision de la Chine d’imposer la nouvelle loi sur la sécurité nationale à Hong Kong est en conflit direct avec ses obligations internationales en vertu des principes de la Déclaration conjointe sino-britannique juridiquement contraignante et enregistrée aux Nations Unies », ont déclaré les quatre alliés dans une déclaration commune.

« La loi proposée porterait atteinte au cadre Un pays, deux systèmes », ont-ils ajouté, faisant référence au statut spécial de Hong Kong en Chine aux termes de son transfert de la Grande-Bretagne en 1997.

« L’adoption par l’APN de la décision sur l’établissement et l’amélioration du système juridique et des mécanismes d’application pour sauvegarder la sécurité nationale dans la Région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong est entièrement une affaire intérieure de la Chine, et aucun pays étranger n’a le droit de s’y ingérer », a indiqué Zhao Lijian.

Néanmoins, certains pays ont proféré des « commentaires irresponsables et accusations injustifiées » contre la décision de l’APN, s’ingérant dans les affaires de Hong Kong et les affaires intérieures de la Chine, a précisé le porte-parole.

Le gouvernement a déposé des représentations solennelles auprès des pays concernés, car « aucun pays au monde ne permet des activités mettant en danger sa sécurité nationale, dont les activités sécessionnistes sur son territoire ».

Depuis la rétrocession de Hong Kong à la Chine en 1997, le gouvernement central a administré la Région Administrative Spéciale de Hong Kong en accord avec la Constitution et la Loi fondamentale, au lieu de la Déclaration conjointe sino-britannique, a rappelé le porte-parole.

« Par conséquent, ces pays n’ont ni les bases juridiques ni le droit de citer la Déclaration conjointe sino-britannique pour pointer du doigt les affaires de Hong Kong », a souligné le diplomate.

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Les quatre pays anglophones se sont déclarés «extrêmement préoccupées par le fait que cette action aggraverait les profondes divisions existantes dans la société de Hong Kong. La loi ne fait rien pour favoriser la compréhension mutuelle et favoriser la réconciliation à Hong Kong»

Ces derniers ajoutent dans leur déclaration que «la concentration mondiale sur une pandémie mondiale exige une confiance accrue dans les gouvernements et la coopération internationale. La décision sans précédent de Pékin risque d’avoir l’effet inverse».

« Nous souhaitons demander aux pays concernés de respecter la souveraineté de la Chine, de se conformer au droit international et aux normes fondamentales régissant les relations internationales, de rester prudents avec leurs paroles et leurs actes, de cesser de s’ingérer dans les affaires de Hong Kong et les affaires intérieures de la Chine sous quelque forme que ce soit et de contribuer davantage à la prospérité, à la stabilité et au développement des liens bilatéraux, plutôt que de faire l’inverse », a conclut Zhao Lijian.