L’activité dans les services en Chine a atteint en juin à son plus haut niveau depuis dix ans, signe du redémarrage de l’activité dans le pays, selon un indice indépendant.

L’indice des directeurs d’achat (PMI) pour les services, calculé par le cabinet IHS Markit et publié par le groupe de médias de Chine, Caixin, s’est établi à 58,4 points le mois dernier, contre 55 en mai. Il s’agit d’un niveau inégalé depuis avril 2010.

L’indice PMI, issu d’une enquête auprès d’un vaste échantillon d’entreprises, traduit une expansion de l’activité au-delà de 50, et en dessous signale une contraction. Ce nouveau chiffre montre une relance de l’activité économique.

La Chine, premier pays touché par le nouveau coronavirus en décembre 2019, est depuis parvenue à freiner considérablement la contagion, malgré l’apparition d’un nouveau foyer à Pékin le mois dernier. Le nombre de nouvelles contaminations à Beijing est désormais limité à quelques cas par jour et l’activité dans le pays a largement repris.

En juin, «les entreprises (de services) étaient très confiantes quant aux perspectives» économiques sur les douze prochains mois, a indiqué Wang Zhe, analyste pour Caixin, en Chine.

L’indice composite PMI de Markit-Caixin, qui comptabilise les services et industrie manufacturière, a traduit également une reprise de l’activité dans ces deux secteurs : il a atteint 55,7 points en juin, contre 54,5 en mai. Il s’agit de son rythme le plus rapide depuis novembre 2010, selon Caixin.

Le coronavirus pénalise encore les exportations chinoises de services au moment où les principaux partenaires commerciaux de la Chine, l’Union européenne et les États-Unis, sont toujours paralysés par l’épidémie.

De ce fait, «il faudra encore du temps à l’économie (chinoise) pour se remettre complètement», a expliqué Wang Zhe, soulignant que l’emploi restait «un problème clé». «Malgré l’optimisme des entreprises, elles restent prudentes concernant les embauches» et certaines ont même réduit leurs effectifs, a indiqué ce dernier.

La Chine va rééquilibrer son modèle économique autour des services, qui représentent désormais plus de 50% du PIB chinois, mais aussi les transports, le marketing, les services immobiliers et la finance.