Sur un an, le montant total des investissements à l’étranger a atteint 154 milliards d’euros, contre 735,1, fin 2015 et 632,1 milliards en fin 2014.

Les investissements directs à l’étranger (hors finances) devraient atteindre 1’120 milliards de yuans (154,25 milliards d’euros) en 2016, a selon le ministre du Commerce, Gao Hucheng. Un chiffre nettement supérieur (+52%) aux 735,1 milliards de yuans enregistrés en 2015.

Alors que les investissements concernaient majoritairement l’énergie et les minerais, désormais, l’immobilier, les technologies ou encore les infrastructures sont des secteurs de plus en plus prisés par les chinois.

Pour cela, les investisseurs n’hésitent plus à racheter ou fusionner leurs entreprises avec des fluerons de l’industrie européenne. En France,  Hainan Airlines, a racheté la société Servair , la filiale restauration d’Air France ; le groupe Jin Jiang, détenu par la municipalité de Shanghai est propriétaire de Louvre Hotels depuis 2015 ; sans oublier PSA en 2014 et Club Med en 2015…

En Suisse, la dernière acquisition concerne Syngenta, racheté par ChemChin, alors qu’en Allemagne, les investisseurs chinois ont conclu 24 rachats de janvier à juin 2016 de cette année. D’après l’agence de presse Thomson Reuters, les entreprises chinoises ont en juillet 2016 dépensé 59,7 milliards d’euros en acquisitions européennes contre 26,5 milliards pour l’ensemble de 2015.

A contrario, les investissements étrangers en Chine se font rares. Ainsi, selon le ministère du commerce, les investissements étrangers en Chine devraient atteindre 785 milliards de yuans, soit un montant stable par rapport à 2015 (781,4 milliards). Malgré son entrée à l’OMC, beaucoup d’experts estiment que la Chine n’a pas ouvert son marché aux autres membres de l’organisation.

L’octroie du statut d’économie de marché lui est encore refusé par les européens, dont plusieurs politiques se plaignent des restrictions chinoises. Mais, le ministère a tenté de rassurer ses partenaires, en indiquant que le gouvernement allait ouvrir plus largement son marché aux investissements extérieurs en 2017, notamment dans les secteurs les plus attractifs.

D’ailleurs en novembre 2016, le Premier ministre, Li Keqiang, avait assuré que « la Chine poursuivra ses politiques d’ouverture, et les politiques pour attirer les investissements étrangers resteront inchangées », lors d’une inspection dans la Zone pilote de libre-échange de Shanghai. Ce dernier avait alors assuré un « meilleur environnement d’investissement et de fonctionnement pour les entreprises étrangères ».