Le gouverneur de la Banque Populaire de Chine (PBOC) Yi Gang, a assuré que le gouvernement cherche une « solution constructive » pour éviter une guerre commerciale avec les Etats-Unis, qui serait dommageable à l’économie mondiale.

« Une solution constructive est meilleure qu’une guerre commerciale qui est (une option) perdante pour tous », a déclaré Yi Gang lors d’un séminaire bancaire international à Bali en Indonésie. Ce séminaire réunit une dizaine de banquiers centraux, cette année à Bali en parallèle à une réunion annuelle du FMI et de la Banque mondiale.

Le FMI abaisse le taux de croissance de la Chine

Ce dernier a expliqué que « le monde entier devrait chercher une solution aux tensions commerciales » qui ne sont pas seulement dangereuses pour la Chine mais aussi « pour nos voisins et les chaînes d’approvisionnement ». Le grand argentier a souligné que les tensions commerciales « créent des attentes négatives, des incertitudes, les gens sont nerveux et les marchés n’aiment pas ça ».

D’autant que celles-ci se sont accentuées en juillet 2018, avec la mise en place par Washington de taxes douanières sur une série de produits chinois et européens. Par la suite, une surenchère des mesures de rétorsion a été lancé. Washington a imposé des droits de douanes supplémentaires sur 250 milliards de dollars d’importations de marchandises chinoises. La Chine a rétorqué en imposant des taxes sur 110 milliards de dollars de biens américains importés en Chine.

De son côté, le Fond Monétaire International s’inquiète d’une escalade des tensions et des mesures économique. Le fonds a ainsi abaissé ses prévisions de croissance, invoquant une montée des risques.  A contrario de l’inquiétude grandissante des acteurs économiques, le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, a estimé que les tensions commerciales entre États-Unis et Chine pourraient in fine être bonnes pour l’économie mondiale.

Selon lui, parvenir à une relation commerciale plus équilibrée « sera bon pour les entreprises américaines, les travailleurs américains, les Européens, le Japon, tous nos autres alliés, et bon pour la Chine« , a-t-il souligné. Pour sa part, le gouverneur de la Banque Populaire de Chine a répété que Beijing n’utilisait pas le taux de change du yuan « comme un instrument dans les frictions commerciales » alors que le président américain Donald Trump soupçonne la Chine du contraire.