Un porte-parole du gouvernement central chinois a fermement condamné le Royaume-Uni pour l’acceptation des demandes de citoyenneté des résidents de Hong Kong détenant les passeports britanniques d’outre-mer (BNO), à partir du 31 janvier.

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« La décision du Royaume-Uni, visant à faire d’un grand nombre d’habitants de Hong Kong des citoyens britanniques de seconde classe, est une offense flagrante à la souveraineté de la Chine », a déclaré le porte-parole du Bureau des affaires de Hong Kong et de Macao du Conseil des Affaires d’État.

Ce dernier a fait part de « sa ferme opposition » à cette décision. Dans le mémorandum échangé avec la Chine avant la rétrocession de Hong Kong en 1997, le Royaume-Uni a indiqué qu’il ne conférerait pas le droit de séjour au Royaume-Uni aux ressortissants chinois à Hong Kong titulaires de passeports BNO, a souligné le porte-parole.

« Depuis l’année dernière, la partie britannique, en violation des normes fondamentales régissant les relations internationales, a tout fait pour empêcher l’élaboration et la mise en œuvre de la loi sur la sauvegarde de la sécurité nationale dans la Région administrative spéciale de Hong Kong. Après l’échec de sa tentative, la partie britannique s’est tournée vers la question BNO », a déploré le porte-parole.

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Selon le Bureau des affaires de Hong Kong et de Macao du Conseil des Affaires d’État, Londres a « gravement violé la Déclaration conjointe sino-britannique, a affirmé le porte-parole, les décrivant comme une violation des accords ».

« La Chine se réserve le droit de prendre des mesures supplémentaires contre la politique britannique des passeports BNO », a déclaré le porte-parole, prévenant le Royaume-Uni « de ne pas sous-estimer la détermination de la Chine à mettre fermement en œuvre la loi sur la sauvegarde de la sécurité nationale à Hong Kong ainsi que le principe un pays, deux systèmes ».