Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo a décidé de mettre fin aux ventes d’équipement de défense à Hong Kong, Beijing a annoncé des représailles.

Le ministre des Affaires étrangères Wang Yi serre la main du secrétaire d’État américain Mike Pompeo en octobre 2018

Invoquant la sécurité nationale des États-Unis, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a annoncé le 29 juin l’arrêt des exportations de matériel de défense vers Hong Kong, où la Chine a décidé de mettre en place une nouvelle législation en matière de sécurité.

La loi, adoptée le 30 juin, suscite des inquiétudes de la part des européens, américains et des militants démocrates hongkongais, qui craignent que la Chine remette en question l’autonomie de l’ancienne colonie britannique rétrocédée en 1997.

« La décision du Parti communiste chinois d’anéantir les libertés de Hong Kong a contraint l’administration Trump à réévaluer sa politique à l’égard du territoire », a déclaré Mike Pompeo.

« Les États-Unis sont contraints de prendre cette mesure pour protéger leur sécurité nationale. Nous ne pouvons plus distinguer les exportations d’articles contrôlés vers Hong Kong de celles vers la Chine continentale », a-t-il ajouté.

Cette mesure concerne les armements et équipements de défense américains dont l’exportation nécessite un feu vert du département d’État et ne doit pas faire l’objet d’une opposition du Congrès. Mais Washington compte également arrêter les exportations de matériel de défense, et prendre des mesures pour faire cesser les transferts de technologies à double usage, commerciale et militaire.

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De son côté, la Chine a annoncé des «représailles» après l’annonce de Mike Pompeo. «Les États-Unis ne parviendront jamais à entraver les efforts de la Chine pour faire progresser la législation hongkongaise en matière de sécurité nationale», a réagi Zhao Lijian, porte-parole de la diplomatie chinoise.