Selon le quotidien britannique « The Times« , qui se base sur des notes des services du renseignement ukrainien, la Chine aurait coordonné le piratage de 600 sites web ukrainiens avant l’attaque de l’Ukraine par la Russie. Les services ukrainiens démentent avoir fourni un tel document.

Selon des notes des services du renseignement ukrainien obtenues par le média britannique, la Chine aurait organisé une vaste cyberattaque contre les installations militaires et nucléaires de l’Ukraine avant l’invasion de la Russie.

Selon The Times, plus de 600 sites web appartenant au ministère de la Défense à Kiev et à d’autres institutions auraient subi des milliers de tentatives de piratage « avant la fin des Jeux olympiques d’hiver avec un pic le 23 février, la veille du jour de l’attaque de la Russie en Ukraine ».

De plus, selon une source du service de sécurité ukrainien (« SBU« ) qui se serait confiée au média britannique, cette campagne a été coordonnée par le gouvernement chinois. Cependant, après la parution de l’article du quotidien britannique, le 1er avril, le SBU a nié avoir fourni des informations sur les attaques présumées.

Le service aurait également ajouté qu’aucune enquête n’était en cours, a précisé The Guardian, dans un article paru le 2 avril. De son côté, le gouvernement britannique a confirmé que le Centre national de cybersécurité britannique enquêtait bien sur ces allégations.

Ciaran Martin, professeur à l’université d’Oxford, a estimé qu’il fallait faire preuve d’une extrême prudence en la matière, notamment depuis le démenti officiel du SBU, et en raison de l’absence de preuve officielle d’une collusion entre la Chine et la Russie, a indiqué le média anglais The Guardian.

« Premièrement, il existe une différence importante entre l’espionnage numérique et une attaque » en tant que telle. Or, sur la base des informations disponibles publiquement, les faits semblent plus relever de l’espionnage, ont écrit les journalistes du quotidien.