L’Algérie et la Chine ont fait part de « leur entente sur plusieurs dossiers régionaux et internationaux » dans une déclaration commune, rendu publique à l’occasion de la visite à Pékin, du ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra.

les deux pays ont exprimé la convergence de leurs points de vue sur les questions du Sahara, de l’Ukraine et des sanctions occidentales sur la Russie et Hongkong, selon l’agence de presse AA.

Selon le document diffusé par le ministère algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra et son homologue chinois, Wang Yi, sont parvenus à « un large consensus » sur plusieurs points.

Ils ont évoqué en premier lieu « la profondeur historique et le caractère stratégique » des relations algéro-chinoises et ont exprimé la disposition des deux pays à développer leur « partenariat stratégique global ». Ils vont également poursuivre « réciproquement le soutien constant concernant les questions fondamentales » de chacun des deux États.

L’Algérie a réaffirmé son attachement au principe « d’une seule Chine et son soutien aux positions de la Chine concernant les questions des droits de l’homme, de Hong Kong et du Xinjiang », où vit la communauté musulmane Ouïghours.

La Chine a de son côté exprimé son soutien aux efforts de l’Algérie, visant à renforcer sa sécurité nationale et sa stabilité. Les deux parties ont réaffirmé leur soutien aux efforts visant à parvenir à « un règlement définitif et juste de la question du Sahara occidental, dans le cadre de la légalité internationale, notamment les résolutions y afférentes des Nations-Unies ».

Alger et Pékin « ont réaffirmé leur attachement au principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des États, à la consolidation de la démocratie dans les relations internationales et la résolution des conflits par la voie du dialogue ».

Concernant la situation en Ukraine, la Chine et l’Algérie ont insisté « sur la nécessité de s’en tenir aux objectifs et principes de la Charte des Nations-Unies et au respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États ». Ces derniers se sont dits attachés au principe de « l’indivisibilité de la sécurité« , avec la prise en considération des « préoccupations sécuritaires réalistes des parties concernées ».

« L’Algérie et la Chine insistent en outre sur la nécessité de ne pas faire un mauvais usage des sanctions unilatérales qui ne sont pas fondées sur le droit international, et ce, afin d’éviter la transgression des règles internationales et d’impacter les conditions de vie des peuples », a souligné le communiqué.

Concernant ces sanctions internationales, Pékin et Alger ont mit l’accent la nécessité d’ »atténuer les retombées humanitaires de ce conflit, en veillant à fournir des efforts communs dans ce sens ».

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Sur la question palestinienne, Alger et Pékin sont d’accord « pour un règlement conformément aux résolutions de la légalité internationale qui consacrent le droit du peuple palestinien à édifier son État indépendant dans les frontières de 1967 et avec Jérusalem Est comme capitale ».

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La Chine et l’Algérie ont convenu d’un accord dans le cadre de l’Initiative Une Ceinture et une Route. Ce tete sera signé prochaines, et visera à intensifier les échanges entre les deux parties. D’autant plus que « les deux parties se sont mises d’accord pour intensifier la coopération sur les autres dossiers de coopération en cours de traitement en vue de les signer le plus tôt possible ».

Le ministre algérien Ramtane Lamamra a effectué une visite en Chine du 19 au 21 mars à l’invitation de son homologue Wang Yi.