Le partenariat entre la Chine et l’Europe est plus équilibré d’après la France, l’Allemagne et la Commission européenne. Ils estiment qu’il repose sur la « confiance » et la « réciprocité », plaidant à la fois pour un multilatéralisme « rénové », en l’absence des Etats-Unis.

Au cours de leur rencontre, Xi Jinping, Emmanuel Macron, Angela Merkel et Jean-Claude Juncker ont mis en garde contre « les tensions commerciales » dans un contexte offensif du président américain Donald Trump, sans pour autant le citer.

« Les frictions internationales continuent à monter et sont de plus en plus marquées par des bras de fer géopolitiques« , a indiqué Xi Jinping à l’issue de la réunion dans la salle des fêtes de l’Elysée.

De son côté, Emmanuel Macron a pris l’initiative de cette rencontre à quatre, afin de présenter un front européen uni face à la Chine. L’UE se sent prise en tenaille entre Donald Trump et la Chine.

« Le choix de l’évidence et de la raison au XXIe siècle est dans un partenariat eurochinois fort, défini sur des bases claires, exigeantes et ambitieuses », a estimé le président français à l’issue d’un entretien avec son homologue chinois.

Emmanuel Macron a ainsi expliqué que « nous avons des divergences (…) Nul d’entre nous n’est naïf ». Il a exhorté la Chine à « respecter l’unité de l’Union européenne », alors que Beijing est soupçonné de jouer la division des pays européens par sa politique d’investissements.

Xi Jinping a appelé – quant à lui – à surmonter « la méfiance ». « Certes, il y a des points de désaccord, de la compétition mais c’est de la compétition positive (…) Nous sommes en train d’avancer ensemble », a-t-il déclaré. Xi Jinping n’a cependant pas annoncé de mesures concrètes pour rassurer les Européens, notamment sur les « nouvelles routes de la soie ».

C’est « un projet très important » et « nous, les Européens, nous voulons jouer un rôle » mais « cela doit conduire à de la réciprocité et nous avons un peu de mal à la trouver », a souligné la chancelière allemande Angela Merkel.

De son côté, le chef de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, a dit vouloir « que les entreprises européennes trouvent le même degré d’ouverture que les entreprises chinoises en Europe. Totale ».