A l’occasion de la Journée Internationale de Nelson Mandela, Chine-Magazine.Com fait une rétrospective des relations entre l’ancien président sud-africain et l’Empire du milieu.

En octobre 1992, Mandela sur la Grande Muraille lors de sa première visite en Chine

Né le 18 juillet 1918, à Mvezo (province du Cap), il a été l’un des dirigeants historiques de la lutte contre le système politique institutionnel de ségrégation raciale (apartheid) avant de devenir président de la République d’Afrique du Sud de 1994 à 1999, suite aux premières élections nationales non ségrégationnistes de l’histoire du pays.

Dans un article, Le Quotidien du peuple rappelle «son amour pour la Chine date du temps de sa longue captivité à Cape Town. L’ancien président sud-africain aimait surtout lire ‘L’art de la guerre de Sun Zi’. Il respectait la stratégie du livre : Qui se connaît et connaît autrui triomphera en toute rencontre. Selon lui, il faut bien connaître ses ennemis pour pouvoir les vaincre».

Durant ses 27 années passées en prison, Nelson Mandela aurait étudié la révolution chinoise, estimant que «la révolution chinoise est une œuvre, un véritable chef-d’œuvre. Si vous comprenez la manière dont ils ont mené la révolution, alors vous pourrez croire que tout est possible. La révolution chinoise est vraiment un miracle». Le 11 février 1990, le gouvernement sud-africain lui rendu sa liberté.

En 1988, le leader hongkongais du groupe Beyond, Huang Jia Ju, écrit une chanson en hommage à «Madiba». Intitulée «Glorious Years», certains disent que Mandela a pleuré quand il l’a entendu pour la première fois.

La chanson raconte le long combat pour la liberté et les 27 années de détention de celui qui a longtemps porté le matricule 46664 de la prison de Robben Island : «Il a  embrassé très fort la liberté malgré le vent et la pluie. Il a souffert beaucoup toute sa vie, mais il ne s’est jamais arrêté de lutter. La confiance en soi peut changer l’avenir, On se demande si quelqu’un d’autre aurait la force de faire cela aujourd’hui».

En 1991, il est élu président de l’ANC, puis se rend en Chine du 4 au 10 octobre 1992, Nelson Mandela entreprend son premier voyage en Chine, au cours duquel il a visité la Grande-Muraille. Trois ans plus tard, en mai 1995, il revient en tant que premier président sud-africain en visite officielle dans le pays, devenant par la suite «un vieil ami du peuple chinois».

Le 5 décembre 2013, il décède des suites d’un cancer de la prostate à l’âge de 95 ans. Le vice-président chinois, Li Yuanchao, était présent aux obsèques de l’ancien président sud-africain, en tant que représentant spécial du président Xi Jinping.

Mai 1999, rencontre entre les présidents Nelson Mandela et Jiang Zemin

Dans son discours, Li Yuanchao a indiqué que «pendant toute sa vie, il a lutté pour la libération des pays africains, a défendu la dignité des peuples africains et s’est efforcé de faire progresser l’unité de tous les pays africains et de faire avancer la coopération entre l’Afrique et le reste du monde».

Lors des funérailles de Nelson Mandela tenues au stade FNB de Johannesburg, le représentant de Xi Jinping a rappelé que Nelson «Mandela s’était engagé lui-même pour l’amitié entre la Chine et l’Afrique du Sud et la coopération sino-africaine avec ferveur. Le peuple chinois honorera toujours la mémoire de son importante contribution à l’amitié Chine-Afrique du Sud et aux relations Chine-Afrique».

Li Yuanchao a assuré qu’il était «un vieil ami du peuple chinois et un nom familier en Chine. Nous sommes profondément attristés par la perte d’un si grand ami. Mais en même temps, nous nous réjouissons de voir que la cause amorcée par M. Mandela se poursuivra à l’avenir».

Mandela était aussi un «vieil et cher ami» du Dalai Lama, qui a déclaré dans un communiqué que «le meilleur hommage que nous puissions lui rendre est de faire tout notre possible pour contribuer à honorer l’humanité et travailler pour la paix et la réconciliation comme il l’a fait».