Weng Wenbin, l’un des porte-paroles du ministère des Affaires étrangères chinois, a annoncé la suspension de l’accord d’extradition entre Hongkong et la Nouvelle-Zélande.

Cette annonce intervient après la décision le 28 juillet dernier de la Nouvelle-Zélande de mettre fin à son traité d’extradition avec la Chine.

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La Nouvelle-Zélande est le dernier pays occidental en date à critiquer l’adoption par la Chine d’une loi sur la sécurité nationale à Hong Kong.

Cette loi mise en vigueur à Hong Kong le 1er juillet vise à sanctionner «la subversion, la sécession, le terrorisme et la collusion avec les forces étrangères». Elle a été adoptée en réaction aux manifestations monstres de 2019 à Hong Kong.

Principalement dirigées contre la cheffe de l’exécutif, Carrie Lam et le gouvernement chinois, accusé d’accroitre sa mainmise sur le territoire. Les manifestations avaient entraîné vandalisme et violence.

En signe de protestation à cette loi, le Canada, le Royaume-Uni, l’Australie et l’Allemagne ont suspendu leurs traités d’extradition avec Hong Kong. La Nouvelle-Zélande a suivi l’élan américain.

«La Chine a décidé que Hong Kong suspendra (à son tour) l’accord sur le transfert de fugitifs (…) et les accords d’entraide judiciaire avec la Nouvelle-Zélande», a annoncé Wang Wenbin, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. Ce dernier a dénoncé une «grave ingérence» de Wellington dans les affaires intérieures chinoises.