La Chine a exprimé son soutien sans faille à l’arrestation par la police de Hong Kong de sept personnes, dont Jimmy Lai, affirmant qu’elles devaient être sévèrement sanctionnées conformément à la loi pour collusion avec les forces extérieures ayant mis en danger la sécurité nationale.

Le 1er juillet, des milliers de hongkongais ont défié la Chine en descendant dans les rues au lendemain de l’adoption de la loi sur la sécurité nationale. La police a alors procédé à l’arrestation de plus de 300 personnes, dont 8 au titre de la nouvelle loi, qui punit tout acte sécessionniste.

Jimmy Lai Chee-ying

Après l’arrestation de ces militants pro-démocratie et du report des élections législatives prévues en septembre – officiellement pour cause de coronavirus -, le 10 août, le magnat de la presse Jimmy Lai a été arrêté à son domicile.

Connu pour ses prises de position contre la Chine, il a été arrêté ainsi que sept autres membres de son groupe de presse, Next Media. Ils sont tous soupçonnés de fraude et de collusion avec des forces étrangères, l’un des quatre crimes de la nouvelle loi de sécurité.

De nombreux pays occidentaux ont dénoncé ces arrestations et fait part de leurs inquiétudes. A tel point que le Canada a mis en garde ses ressortissants à Hong Kong contre un risque de «détention arbitraire» et d’extradition vers la Chine continentale.

A Londres, Boris Johnson a dénoncé une violation des conditions de la rétrocession tandis qu’à l’ONU, 27 États, dont la France et le Japon, ont invité la Chine à réexaminer cette loi qui «menace» les libertés. De son côté, Mike Pompeo, le chef de la diplomatie américaine, a menacé la Chine de nouvelles représailles.

Pour un porte-parole du Bureau des affaires de Hong Kong et de Macao du Conseil des Affaires d’État, « ceux qui perturbent la Région administrative spéciale de Hong Kong (RASHK) et s’opposent à la Chine agissent depuis longtemps en tant qu’agents politiques des forces étrangères et extérieures, les aident à s’ingérer dans les affaires de Hong Kong et mènent des activités de sécession, de subversion, d’infiltration et de sabotage contre la Chine ».

Ce dernier a assuré que les personnes arrêtées, au motif de collusion avec l’étranger, « se sont fréquemment rendus dans des pays étrangers pour faire pression en faveur de l’adoption de projets de loi liés à Hong Kong par les Etats-Unis, ont supplié les Etats-Unis d’imposer des sanctions à la Chine, y compris à Hong Kong, et ont rencontré des responsables du consulat général des Etats-Unis à Hong Kong pour conspirer dans des relations sournoises avec des intentions sinistres ».

Ce dernier a ajouté que « ces activités avaient posé une grave menace à la sécurité nationale de la Chine, mis en péril la paix durable de Hong Kong et sapé les intérêts fondamentaux et le bien-être des résidents de Hong Kong ».

Qualifiant Jimmy Lai de « fauteur de trouble typique », le porte-parole a assuré ce que le magnat des médias prônait la « lutte pour les Etats-Unis via son implication dans le complot, l’organisation et le lancement d’une série d’activités illégales ».

« Jimmy Lai a également utilisé les médias qu’il contrôlait pour créer et répandre des rumeurs et encourager et soutenir la violence », a indiqué le porte-parole, ajoutant qu’il avait fourni un soutien financier aux éléments anti-Chine et aux forces prônant « l’indépendance de Hong Kong ».

« Ceux qui tentent de perturber la RASHK et de contrarier la Chine de manière flagrante ont contesté la ligne rouge d' »un pays, deux systèmes » et mis en danger la sécurité nationale. Ils doivent être sévèrement sanctionnés conformément à la loi sur la sauvegarde de la sécurité nationale à Hong Kong et aux lois en vigueur dans la région », a conclu le porte-parole.